J’ai du mal à revenir en ces lieux, j’ai du mal à me sortir du cercle vicieux métro-boulot-dodo (même si en vrai, c’est plutôt auto-boulot-dodo) et à prendre le temps de faire exister, vibrer, parler la païenne… Ma pratique est minimaliste depuis que j’ai repris le travail à temps plein, je cours, sans arrêt, je fonctionne en flux tendu, sans arrêt, jusqu’à ce que ça casse comme aujourd’hui où j’ai déclaré forfait au boulot pour cause de gnôme malade mais où il se trouve que me poser avec lui fait que je suis malade à mon tour, comme s’il suffisait qu’il y ait un minimum de relâchement pour que le trop-plein s’exprime.

20150414-autelcuisineb

Je cherche depuis plusieurs mois comment changer cette dynamique, sans trouver la clé qui fera que… en attendant, j’offre quotidiennement un bol d’eau fraîche au gardien de la maison avant de vite vite filer pour ne pas être en retard à la garderie puis au boulot et c’est tout. Plus de célébration d’esbats ou de sabbats, plus de tirages de cartes, de méditation… plus rien. J’ai l’impression de retrouver la traversée un peu rude de l’après-naissance du gnôme – en tous cas au niveau de ma spiritualité parce que pour le reste, fort heureusement la dépression s’est bel et bien éloignée – et cela ne me satisfait pas.

En attendant de trouver la clé, une clé, ma clé, je lis avec bonheur les billets quotidiens de Péma Keltoï dont je ne désespère pas qu’ils nourriront l’élan quand il sera là…

6 réflexions au sujet de « Renouveau »

  1. comme je te comprends!je dois me faire violence souvent , et m’extirper de mon quotidien qui ne me satisfait pas!!!!
    je suis coincée à la maison aujourd’hui, avec mon gnome malade moi aussi…lol j’espère que le tiens s’est requinqué!je me dis souvent que la vie qu’on vit, ce n’est pas une vie…..

    • Oui, il va mieux, merci, j’espère que c’est aussi le cas chez toi ! J’ai souvent le sentiment de marcher sur la tête, de perdre ma vie à la gagner, mais pour le moment je n’arrive pas à tirer sur le fil qui fera que j’arriverais à mettre en place des choses plus satisfaisantes…

      • punaise c’est pas évident en effet!
        mais il faut que tu y arrives, qu’on y arrive!
        mon fils toujours très malade!
        en plus demain je vais en cours une semaine….la course, on va bien galérer!
        je te dis un énorme courage pour ta semaine!!!

        de belles surprises et du coocooning!♪

        • Merci beaucoup ! Bon courage à toi aussi pour cette semaine, j’espère qu’elle se terminera pour toi plus calme et apaisée que ce qu’elle s’annonce !

  2. Je comprends. j’ai du mal aussi à me faire à l’auto-boulot-dodo et déposer de gnome chez la nounou. Mais petit à petit ça vient. Je commence à respirer un peu et à retrouver du temps, à m’organiser différement, à plus soliciter l’homme pour qu’il m’aide, à abandonner certains projets/idées pour se recentrer sur l’essentiel, repenser la façon de s’orgensier parfois.

    • Merci de ton passage ici (et le mail me permet de te « situer », je me demandais qui pouvait bien être cette « inconnue » nouvelle ici :D) !
      La difficulté majeure pour moi vient de ce que je suis seule : même si j’ai appris (un peu) à demander de l’aide, concrètement quand le partenaire n’est pas là, il n’est pas là :/… les heures passées dans la voiture et les bouchons (ou comme en ce moment dans la neige) sont celles qui me pèsent le plus et me laissent une impression de « temps perdu » quand j’en manque cruellement. Et puis, surtout, il y a le regard que je pose sur les choses et qui joue beaucoup dans le fait que je sente les contraintes comme un poids; j’ai l’impression que ma seule marge de manœuvre se situe là, dans la paire de lunettes à travers laquelle je regarde mon quotidien… affaire à suivre !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*
Site web