20150414-autelcuisineaJe ne cesserai jamais, je crois, de m’amuser des coïncidences qui font que souvent je retrouve chez Lyra un écho à mes préoccupations / envies / élans du moment.

Dimanche soir, sans doute parce que écrire mon précédent billet m’avait libérée d’un poids, et parce que des étagères nouvellement installée dans la cuisine rendaient possible la concrétisation de cette démarche, j’ai ouvert un des (encore trop nombreux) cartons entassés dans ma chambre pour tenter d’y trouver de quoi réinstaller un autel dans la cuisine. Un autel un peu à l’image de celui qui avait fini par trouver sa place dans la maison, mais juste un peu… je voulais quelque chose qui puisse certes m’aider à célébrer la dimension sacrée du fait de cuisiner et plus généralement la magie du quotidien, mais aussi un moyen d’honorer notre nouveau foyer (et pour raconter toute l’histoire, j’avais au moment où j’ai signé le bail pour cet appartement des projets très précis de nettoyage physique / énergétique du lieu et de connexion / communion avec ce nouvel espace…. inutile au vu du billet précédent de préciser que tout ceci est passé à la trappe :/).
Ne retrouvant pas la petite image que j’avais accrochée, j’ai tout laissé en plan (ah, moi et le « tout ou rien »…) et je suis allée faire un tour sur la toile pour me changer les idées, pour aussi reprendre des nouvelles des un(e)s et des autres. Forcément, mes pas clics m’ont conduite chez Lyra, chez qui j’ai pu lire ce billet qui m’a drôlement fait sourire. J’ai trouvé magnifique la statuette de son domovoï et j’avoue être allée faire un tour chez Wulflund dans la foulée. Sauf que non, elle ne me parlait pas pour chez moi (j’y ai en revanche vu de chouettes bols à offrande sur lesquels je craquerais bien quand j’aurais fini de payer la voiture et la machine à laver….).
Finalement, ce matin, j’ai lâché prise (peut-être que la courte nuit en raison d’un long passage aux urgences pour mon mini qui souffrait d’une otite y est pour quelque chose) : non, je n’ai pas retrouvé ma petite image très chouette mais l’élan était là et hop, j’ai remonté le poêlon à fondue d’un étage et utilisé l’étagère la plus basse pour un petit espace sacré. Le lierre avait assez de racines pour être planté (oui, en vrai, ça fait même un long moment que cette bouture attend d’être mise en terre), le bol blanc m’a fait de l’oeil hier quand je suis allée acheter une bricole pour l’un de mes fils et sans que je ne m’en rende compte avant de prendre les photos, tout s’est organisé autour des mêmes couleurs blanche et verte. Romarin, badiane et baies de genévrier ont demandé à sauter dans le bol, je n’ai pas cherché à comprendre, ça m’inspirait, j’ai laissé courir le fil, de même pour l’eau de rose en offrande dans le petit récipient rond en verre vert. La pierre a été retrouvée par hasard et s’est invitée là, tandis que le napperon a été le seul choix à peu près réfléchi de toute cette histoire : c’est un cadeau du père de mon compagnon, crocheté par une vieille polonaise et bien que je n’aie pour ma part aucun lien direct avec la Pologne, ou aucun lien direct connu plus exactement (la généalogie nous réserve bien des surprises… ainsi, en remontant assez loin sur la branche maternelle, mon père s’est rendu compte que certains de ses ancêtres venaient précisément de la région que j’habite maintenant et même certains portaient le même nom de famille que mes propres enfants….), ce n’est pas le cas de mon compagnon et de notre fils et ça sonnait juste de le matérialiser ainsi (et j’ai en plus dans l’idée que ce lien slave va satisfaire le gardien de notre maison s’il a bien voulu nous suivre jusqu’ici). Une autre petite coupelle est en phase de nettoyage, qui sera destinée à recueillir une portion de notre souper déposée le soir avant d’aller nous coucher…

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