Etonnant, ce vent de renouveau qui souffle pour moi, contrastant avec le mouvement de retrait qui s’amorce tout autour et que j’ai pu constater à deux reprises cette semaine en montant au Sentier. Ou peut-être que je lis les choses de travers, que ce n’est pas un vent de renouveau, mais un temps de récolte, le moment enfin venu d’engranger les fruits qui ont mûri en thérapie (mais pas que) ?
Deux fois donc, je suis allée marcher. Et je suis montée au Sentier. La première fois, j’avais prévu de le faire; hier en revanche, cela s’est fait sur une impulsion subite, j’avais à la base envie de faire du scrap et puis j’ai refermé l’ordi et suis partie, comme ça.
J’ai réalisé que marcher, finalement, c’est un peu mes pages du matin : le train de mes pensées file à toute allure, sans que je censure, et ça contribue à faire émerger des idées neuves…
En tous cas, je me sens bien. Et j’ai l’impression qu’il fallait précisément que j’arrive à ce moment de lâcher prise, d’acceptation que tant pis, rien ne serait comme avant et que peut-être même que tout ce qui était avant était désormais perdu… voire qu’il fallait que j’arrive à ce moment où j’étais prête à sacrifier un objet éminemment symbolique de cet avant (mon « ancien » livre des ombres, que j’envisageais de brûler) pour que tout bascule et que je puisse reconnecter. Oh, rien n’est assuré encore, mais cette simple promesse me suffit.
Inutile de dire que ça m’a fait un drôle d’effet hier de sentir mes doigts posés sur la terre s’y enfoncer, s’y prolonger… de *sentir* – *sentir* enfin ! – le flot ascendant et descendant, être nourrie et déchargée, lavée de ce qui m’encombrait…

J’avais trouvé l’idée géniale et tellement simple que je n’y avais pas pensé moi-même (c’est souvent le cas) quand j’avais lu le billet de Lyra sur son sac de sorcière et je l’ai ENFIN mise en pratique cette semaine pour pouvoir allumer en toute sécurité la bougie dont j’avais besoin en extérieur : un bocal :). Bon, chez moi, c’est un ancien bocal de pâté Henaff pour ne pas le nommer, mais j’aime bien le fait qu’il ne soit pas trop profond : ça facilite l’allumage ou la dépose sans se brûler de la bougie au fond…

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Du coup, aujourd’hui, j’ai entrepris un chambardement dans mon coin autel auquel je n’ai pas touché depuis Lughnasadh : j’ai vidé l’étagère du second placard sur laquelle il y avait des vêtements (ils vont trouver une autre place) et ainsi le placard contiendra uniquement mes affaires de sorcière (et ma guitare). J’ai utilisé de l’eau de lune dans laquelle j’avais infusé de la sauge et de la lavande et j’ai nettoyé physiquement l’étagère ainsi libérée et mon coin autel (et puis un petit coup de smudge plus tard pour parfaire le nettoyage). Mes tarots ont migré de l’étagère d’en-dessous où ils s’entassaient à celle libérée (délivréééée :)), rejoints par les malas et « bijoux » spéciaux ainsi que par mes runes et pendules.
J’ai commencé à préparer mon autel pour l’équinoxe qui approche. Je sens toujours ce truc pas glop dans le bureau, mais je sens aussi que j’arrive à m’en protéger. Peut-être même que maintenant je suis redevenue capable de m’en occuper toute seule. Et puis je sens à nouveau des choses dans mes mains… c’est BON ! Je me suis même laissée aller à faire un tirage, avec Madame Endora’s. Une carte unique, pour illustrer ce dont j’ai besoin maintenant (mais c’est peut-être aussi ce que je dois savoir….).

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mefc-siren

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