Semaine de rentrée, pour ce qui est de l’école en tous cas. Plein de changements chez nous à cet égard, des tout en douceur… d’autres, hélas, beaucoup moins.
En ce qui me concerne, si je suis « revenue » je ne crois pas être rentrée encore :/.

J’ai lu dernièrement les derniers articles du projet SYLPHE (dont le très chouette – comme toujours – billet de Lyra, mais pas que : il y a aussi celui de Rhi-Peann et de Nuno) et cela m’a laissé un goût bizarre; j’ai apprécié mes lectures, mais je me suis sentie étrangère à tout ça, pas concernée. Le contraste est surprenant avec le sentiment d’être enfin à la maison que j’ai ressenti il y a maintenant dix ans lorsque j’ai commencé à consciemment avancer sur un chemin païen. C’est peut-être le même phénomène qui est à l’oeuvre quand je lis (de plus en plus rarement) des blogs / sites traitant de parentage proximal, parentalité positive : je ne me sens plus concernée. C’est un peu comme si tout avait perdu de sa saveur, comme si… comme si tout ce qui ne m’avait pas « aidée » au cours des bientôt trois dernières années ne pouvait désormais plus compter.

Je n’ai toujours pas procédé au nettoyage du coin autel, enfin, j’ai nettoyé physiquement… le reste m’effraie toujours autant et je n’ai pas pris le temps de chercher un moyen de dépasser cette peur ou de la contourner.
Je n’ai pas recommencé à méditer et je compte mettre à profit le temps d’école pour recommencer à marcher (au moins jusqu’à ma reprise du travail), pas seulement comme une pratique d’exercice physique dont j’ai de toutes façons grandement besoin, mais aussi comme une pratique plus spirituelle à condition qu’elle n’en ait pas trop l’air… aller marcher sous couvert d’exercice physique me va bien et le reste… le reste n’a qu’à arriver, mais je ne veux pas le nommer.

ocean
Mabon approche, paraît-il. je n’en sais rien, je ne sens rien. J’ai perdu tout mes repères, je ne sais plus rien… comme une ardoise blanche (ou noire, c’est selon), comme si tout était à réécrire. Je relis mes notes, je relis mon grimoire, c’est comme si cela ne m’appartenait pas ou plus. Comme une langue que je devrais réapprendre en n’ayant que de vagues souvenirs de l’avoir un jour parlée. Je me tâte d’ailleurs pour faire vraiment table rase et brûler mon ancien grimoire, repartir de zéro pour de bon, sans conserver de trace de ce qui a été.

[…]

J’ai écrit ce qui précède hier, pas pu le publier. Depuis, je suis allée marcher, je suis montée au Chêne et au Sentier, j’ai déposé une offrande à l’Autel… peut-être que je reviendrai en parler.

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