J’étais encore debout tard dans la nuit. Le mini dormait, pas depuis longtemps mais il dormait, alors j’ai sorti une microfibre, nettoyé ma table d’autel, allumé des bougies et entrepris de méditer quelques instants pour marquer la Nouvelle Lune, inspirée par la méditation de trois minutes proposée sur Mooncircles. Ce n’est pas la première fois que je me sers de ce site pour avoir une trame, je passe habituellement plus de trois minutes à mon autel, hein, mais psychologiquement, savoir que je peux arranger un petit rituel rapide et néanmoins complet me permet de passer outre mes craintes d’être interrompue. J’ai eu du mal à allumer mes bougies et l’encens, et cela m’a mise mal à l’aise au point que j’ai failli tout arrêter. Enfin, ce n’est pas les problèmes d’allumage en soi qui m’ont mise mal à l’aise, c’est plutôt en conjonction avec ce qu’il se passait par ailleurs. C’est la deuxième ou troisième fois en peu de temps que je ressens la même chose là-haut, pas vraiment là où se trouve mon autel mais plutôt dans le bureau : le sentiment très oppressant qu’il y a danger, une présence pas glop que je localise dans le bureau au moins à l’origine. A chaque fois c’était à un moment où je m’apprêtais à méditer ou à travailler à mon autel. J’ai du mal à évaluer si c’est un blocage de ma part, une peur de « repartir » qui s’exprime aussi fortement ou si c’est le contraire, le fait de me préparer à être vraiment plus présente, plus en conscience qui me permet de réaliser qu’il y a vraiment quelque chose qui ne va pas.Quoi qu’il en soit un nettoyage et une purification des lieux ne fera pas de mal…. Dans ces conditions, j’ai eu un peu de mal à procéder à mon petit rituel, je dois bien l’avouer :/.

20140727-autelesbatnlAprès toute la pluie que nous avons eue ces derniers temps, j’ai profité du grand soleil de ce matin et entraîné le mini pour ce que j’espérais être une virée jusqu’au Sentier. Il était mignon tout plein avec son petit short, ses baskets et ses lunettes de soleil, sans oublier la télécommande (qui ne marche plus, c’est un jouet) qu’il avait l’air de tenir à emmener. Ca monte raide et nous n’avions pas fait vingt pas que déjà il me réclamait d’aller dans le manduca. J’ai retardé jusqu’à ce que nous arrivions à la route, et une fois là, il était occupé à parler et n’a pas redemander à être porté. Jusqu’à quelques pas plus loin quand il a trouvé que l’herbe était mouillée et que ça le gênait. J’ai retardé jusqu’au banc où nous nous sommes posés quelques minutes en admirant la vue.

20140727aEnsuite, ça montait nettement moins, ou moins raide plus exactement, et il a mis plus de temps à me réclamer à nouveau le manduca. Et puis il y avait plein de trucs à voir et à entendre – et donc à commenter – ce qui l’a détourné de ses envies de portage. Nous sommes finalement arrivés au Chêne et il a adoré y laisser les graines que j’avais apportées (comme toujours, ce sont les graines qui sont en offrande sur mon autel et dont je dispose ensuite en ces lieux). J’ai voulu m’approcher du Chêne comme je le fais toujours et là, schpoink, telle un Flynn Rider rentrant en contact avec la poêle, ouille, je me suis pris un truc en plein dans la face ! La même sensation de danger immédiat, d’urgence que la veille plus tôt (bah oui, vu l’heure on était déjà aujourd’hui quand je suis passée à mon autel) dans la journée. Si à la maison, c’est plus quelque chose sur le point de surgir et de m’envelopper, happer, là c’était plus comme la certitude que des serpents se dissimulaient dans les hautes herbes et ronces entourant l’arbre. Je n’ai pas insisté, à peine effleuré de la main le tronc du Chêne et nous sommes repartis mini et moi, lui dans le manduca et moi peinant un peu sous son poids. Il n’a pas voulu que nous continuions comme je le fais d’habitude : il voulait rentrer à la maison, oui, mais par le chemin par lequel nous étions venus… bon… de toutes façons, je n’avais pas envie d’insister pour passer au Sentier, pas dans ces conditions.

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J’avoue que je suis bien embêtée avec ce qu’il se passe. Bon, je vais dégainer la sauge, ranger, nettoyer, purifier mais je me sens néanmoins inquiète parce que mon « outil » le plus important (moi) est un peu rafistolé avec des bouts de ruban adhésif – comme dirait Totor – et je ne suis pas certaine qu’il tienne la distance. Et puis surtout, j’ai ce truc au fond des tripes qui me dit que je suis pas de taille sur ce coup-là ou plutôt que ça va être super rude et que si je si de taille à gérer « ça », ça ne sera que de justesse et avec le vent qui souffle du bon côté….

2 réflexions au sujet de « Nouvelle Lune, Chêne et… peur »

  1. Est-ce qu’il t’es possible de te faire aider ? Une Soeurcière proche géographiquement qui pourrait venir te prêter main forte ?
    Bises et pensées

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