Étonnant, je sais, de renouer le fil avec ce qui, somme toute est une « nouveauté » puisque ce n’est qu’en juin dernier que j’ai commencé à cheminer sur la voie du barde. Mais après des mois sans toucher au Bardic Course du Grove of Dana, je m’y suis remise ces derniers jours et j’ai rendu un nouveau travail hier.
Je suis restée tous ces mois paralysée par la frustration d’être incapable d’écrire comme je le souhaite dans une langue qui n’est pas la mienne. Je la lis et la comprends suffisamment bien pour que bon nombre de mes livres et autres ressources soient dans cette langue, mais pour ce qui est de rendre un travail écrit articulé et qui « coule », bref, quelque chose qui soit équivalent à ce que je suis capable de produire dans ma propre langue, pfiou, c’est bien autre chose…
Mais parmi les projets, engagements, souhaits que j’ai formulés pour 2014 il y a celui de terminer le sus-mentionné manuel et les travaux qui y sont associés afin de valider mon cheminement de barde au sein du NOD (New Order of Druids) et ce d’ici à décembre 2014. C’est faisable. Cela va me demander de la discipline et de la rigueur et ce sera certainement un challenge surtout dans le contexte familial qui s’annonce (à compter du 10 février, je serai solo à la maison en semaine avec le(s) enfant(s)…). C’est cet engagement qui explique que j’aie remis sur le métier mon ouvrage et repris la route (même si de fait, avec tout ce que j’ai lu entre temps, je n’ai pas vraiment quitté LA route, juste celle du Grove of Dana).

Sauf erreur de ma part et / ou mauvaise mémoire (c’est possible vu mon grand âge état), je n’ai rien vu concernant la « pratique » à proprement parler. Autant des organisations comme l’AODA (Ancient Order of Druids in America) ou l’ADF (Ár nDraíocht Féin : A Druid Fellowship) formulent des exigences spécifiques quant à la pratique des « apprentis », autant là, c’est le vide. Je vais sans doute m’inspirer de ce qui est demandé à ceux qui suivent le Dedicant Path au sein de l’ADF ou le premier degré d’apprenti au sein de l’AODA pour formuler mes propres « règles » à ce sujet. A vrai dire, ce que je souhaite mettre en place c’est une pratique quotidienne qui aille plus loin que ce que je fais à l’heure actuelle devant mon autel. « Plus loin » n’est peut-être pas l’expression juste, je voudrais quelque chose de plus formalisé, je crois; il m’apparaît que je cherche à travers la répétition, tant au niveau de la fréquence que de la forme, un moyen d’aller à l’essentiel en me dégageant de la nécessité de réfléchir chaque jour à la forme. Je ne suis sans doute pas claire là :/ et je reviendrai de toutes façons ultérieurement sur la nécessité d’une pratique quotidienne, sur ce « do the work » qui s’impose. Outre une pratique (spirituelle) quotidienne, je voudrais aussi ne pas négliger les arts du barde; en la matière, je ne sais trop lequel privilégier tant il semble que j’aie peu de dispositions artistiques… peut-être tout de même que l’écriture serait plus à ma portée que le chant (même si je regrette que mes moyens financiers ne me permettent pas de reprendre des cours, en la matière, franchement, je ne me sens pas capable de « travailler » toute seule tellement il y a à faire) ou une pratique musicale (même si j’ai toujours envie de reprendre mon violon et de ressortir la flûte dont je me suis si peu servi), je me souviens même avoir dans le temps écrit de la poésie. Encore un point à mûrir, à clarifier.

En attendant, les retours positifs (et non notés car je suis la formation gratuitement et donc sans mentor attitré) que j’ai eu sur le travail remis hier soir, certes boostent un peu mon ego mais surtout et c’est le plus important m’aident à conserver mon élan et m’encouragent à poursuivre la route.

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