20131230aIl faisait un soleil magnifique hier et j’avais grand besoin de temps toute seule, sans un petit gluon accroché à sa maman (même si nous passons de chouettes moments ensemble, ce n’est pas la question… j’ai beau essayer (ou être obligée) de le nier parfois, mais la réalité est que j’ai aussi besoin de plages de temps pendant lesquelles je ne suis pas avant tout « maman », question d’équilibre).
Vu le temps radieux (mais froid), une balade en extérieur s’imposait pour en profiter et me bouger un peu. Je suis donc montée au Chêne et au Sentier, pour la dernière fois de l’année.
Pendant que j’étais encore en zone « civilisée », j’ai mis mon casque sur les oreilles avec un nouvel album inconnu (j’y reviendrai dans un autre billet), qui m’a plu mais va nécessiter pour que je l’adopte une ou plusieurs autres écoutes ou à tout le moins une écoute en entier. En effet, après avoir, comme je le fais à chaque fois, nettoyé l’espace autour du banc avec vue sur le Vercors des bouteilles et autres canettes et papiers gras laissés au sol (je suis toujours stupéfaite que des personnes puissent ne pas se donner la peine de faire littéralement les cinq pas les séparant de la grosse poubelle pour y laisser leurs détritus :/), j’ai coupé le son pour m’engager sur le bout de chemin montant au Chêne.
20131230b
La neige avait grandement fondu, mes pas était rythmés par le bruit de l’eau cascadant de chaque côté du chemin, un peu comme au printemps à la fonte des glaces. Le peu de neige qu’il restait sur le chemin s’était avec le froid changée en glace, glissante et craquant sous mes pas. Dans ma tête, des mots défilaient… le mail que je n’arrive pas à écrire depuis plus d’un mois ?
Le Chêne était toujours aussi magnifique, un peu intimidant aussi mais très accueillant. J’y ai comme à mon habitude passé un moment et laissé des graines pour les petits animaux (celles que je laisse en offrande sur mon autel) avant de monter au Sentier et à l’Autel sous les bois. Pas d’exploration cette fois après avoir médité devant l’Autel, je commence tout juste à ne plus avoir mal du tout au cou et j’ai préféré rester raisonnable et ne pas risquer d’aller encore m’enfoncer, glisser ou que sais je. Et puis je ne disposais que d’un temps limité qui excluait de toutes façons que je fasse autre chose que ce qui était prévu.
20131230c
En revenant vers la maison, j’ai croisé mon bonhomme et son père. Dès qu’il m’a vu, il a foncé vers moi sur sa draisienne en criant, visiblement réjoui, « mamaaaaaaan ! ». Et j’étais contente de le revoir, ressourcée par ma promenade en solitaire. Petit bonus, il a fini par s’endormir plus tard et j’ai enfin pu défaire mon autel du solstice… presque entièrement car il s’est réveillé avant la fin, ce coquin. Finalement, c’est le soir, après qu’il se soit endormi que j’ai pu finir ce que j’avais commencé…

20131230-Autel

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*
Site web