20131210-nappeautelJ’ai enfin terminé ma nappe d’autel « labyrinthe », imaginée il y a un bon moment et commencée le mois dernier. Elle est au final différente de ce que j’avais envisagé, d’abord parce que je me suis trompée (ahem) et n’ai pas centré correctement mon labyrinthe comme je l’expliquais précédemment, rendant impossible de positionner les symboles des éléments autour comme je le souhaitais (pas assez de place au-dessus) et ensuite parce que d’autres choses se sont imposées à moi avec le temps. Je me demande même si ce n’est pas précisément pour cela que j’ai mis autant de temps à mener ce projet à son terme d’ailleurs, pour laisser certaines choses arriver, d’autres maturer… J’ai comme pour la nappe d’autel de Litha utilisé le whipped running stitch (point avant surjeté, en français, si je ne me trompe pas) qui est un point tout simple mais dont j’aime beaucoup le rendu.
En premier lieu, l’élément qui me portait, me parlait pour cette nappe, c’est le labyrinthe. J’ai toujours dans mes billets en préparation une petite série sur le labyrinthe, entamée en mai dernier. Quand j’ai vu que Morrigan Caitlín Darkmoon en avait fait un billet dans le cadre du PBP, j’ai un peu perdu de ma motivation à terminer mes propres écrits je dois bien l’avouer : l’essentiel de ce que je voulais en dire figure dans son article. Je pense que j’orienterais du coup davantage mes propres posts sur mon expérience personnelle de travail « avec » et dans le labyrinthe. Le labyrinthe sur cette nappe, avec des fils noir et blanc pour en tracer les contours, c’est la marque de la reprise de mon cheminement spirituel, une avancée entre ombre et lumière avec l’espoir d’arriver au centre, le point où enfin, ma voie sera claire, évidente… Si je devais résumer, je dirai que j’arpente labyrinthe plutôt que de continuer à me cogner aux parois du dédale dans lequel j’ai le sentiment d’être prisonnière depuis que je me suis « remise en route ».
Je voulais positionner les éléments autour du labyrinthe, avec l’air en haut – car cela correspond à l’Est quand la nappe est sur mon autel (oui, ça limitait l’utilisation de ladite nappe, je sais :)) – et en enchaînant ensuite dans le sens des aiguilles d’une montre avec le feu, l’eau et la terre. Bien que n’ayant jusque là pas joué un très grand rôle dans ma pratique (sauf peut-être à mes débuts quand je suivais l’Avalonia Wicca Course, désormais disponible sous forme de livre si j’ai bien suivi, les archives de la version gratuite du cours étant disponibles ici), je dois reconnaître qu’ils ont pris de l’importance depuis le mois de mai de cette année. Au point que je suis enfin à l’aise avec les correspondances que j’utilise, parce qu’elles me parlent enfin au lieu d’être bêtement ré-utilisées parce que c’est comme ça qu’on fait : j’ai enfin réussi à les mémoriser, en fait non, je ne les ai pas mémorisées, elles font sens du coup, je n’ai pas besoin de m’en souvenir, elles sont devenues une évidence, ce qu’elles n’étaient pas avant.
Aux quatre coins de la nappe, je comptais broder des symboles marquant des directions encore ou nouvellement en cours d’exploration au moment où ce projet de nappe a vu le jour (soit, très succinctement et télégraphiquement : druidisme, « paganisme nordique », bouddhisme, Native American spirituality).
Finalement, les éléments se sont retrouvés en bas de nappe, groupés deux par deux et séparés par une représentation symbolique de Kali (les trois yeux et la langue tirée). En effet, Kali m’a demandé un objet rituel (j’y reviendrai, j’ai plein de choses à dire au sujet de Kali) et en attendant d’avoir les compétences pour réaliser ce que je voulais tout d’abord faire, j’ai inclus cette broderie sur ma nappe. J’ai remis mon autel en place avec cette nouvelle nappe et quand j’ai ressenti une énergie très forte que j’ai perçue tout d’abord comme négative, je me suis demandée si finalement, ce « mix ‘n match » était bien judicieux et bien perçu / reçu (d’autant qu’intellectuellement, je n’adhère pas forcément non plus). Mais je dois reconnaître qu’il sonne juste pour moi à ce stade de mon voyage et c’est tout ce qui compte (je reviendrai certainement sur cet aspect dans un prochain billet – oui, encore un – en lien notamment avec la lecture du dernier livre de Nimue Brown, Sprituality Without Structure). Quand à l’aspect négatif de ce que j’ai perçu, je pense a posteriori que c’est plutôt quelque chose de très fort plutôt que de négatif… j’ai un peu de mal avec la force, la puissance et dans une période où je me sens vulnérable, il est bien possible que percevoir une forte énergie extérieure ait allumé mes voyants rouges, uniquement à cause de son intensité.
Donc voilà, je renoue le fil, par le biais de mon autel mais pas forcément de façon prévue…

20131210-Autel Kali

2 réflexions au sujet de « RLF : Kali, Labyrinthe, Éléments »

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