Je l’ai souvent constaté au cours de ma thérapie : l’impression de me cogner ENCORE les mêmes problèmes et du coup de ne pas avoir avancé du tout… sauf que si les problèmes n’ont pas changé, moi oui, ma façon de les aborder aussi, prouvant que j’ai avancé. Un peu comme une spirale (un labyrinthe) qui nous fait repasser presque au même endroit, tout est dans le « presque ».
Là, c’est pareil. 22 mois après la naissance rock ‘n roll de Petit Dernier, maintenant que je suis sortir du brouillard qui a suivi, je me retrouve notamment – mais pas que – aux prises avec mon rapport à la nourriture, celui à mon corps… je retrouve l’envie de changer les choses, de bouger à tous points de vue. Je pourrais avoir l’impression de n’avoir pas avancé, ou pire, d’avoir reculé. Et sur certains points, oui, nul doute que certains événements de ces 22 mois m’ont fait reculer. Pourtant, réduire ces 22 mois à un recul ne serait ni juste, ni exact. Et il me fallait peut-être avoir reculé à ce point pour pouvoir enfin vraiment avancer et dénouer les choses à leurs racines…

Je sens un chapitre sur le point de se clore et à l’aube du nouveau, pas étonnant que la spirale me ramène presque là où j’étais il y a 8 ans quand j’ai entamé ce chemin vers plus d’harmonie.

Signe de ce changement, j’ai récemment mis un terme à une relation entamée il y a 5 ans. Une relation qui a été riche, m’a énormément apporté. Mais qui était comme devenue trop petite. 101 séances plus tard, le sentiment d’avoir fait le tour, d’avoir besoin aussi de voir ailleurs, un peu comme on s’émanciperait de ses parents. Un peu de tristesse de cette fin, mais surtout une impatience à l’idée d’aller explorer ailleurs, autrement.

Ce qui revient : l’envie de retrouver une alimentation qui me fasse vraiment me sentir bien, arrêter de combler (encore et toujours) les vides par du sucré, du gras. Je repointe donc le mulot sur les blogs de crudivores que je suivais et ai continué à suivre de loin, j’en découvre de nouveaux comme crudivegan par exemple. L’envie de bouger aussi, surtout quand je repense qu’à un moment donné j’étais capable de faire le P90X ou le Cha-Lean Xtreme. Pas question de vouloir retrouver ce niveau tout de suite, évidemment. J’avais le souvenir de petits entraînements de 10-15 minutes sur sparkpeople, c’est par là et comme ça que j’avais commencé il y a… 4 ans. Pas envie de remarcher exactement dans mes pas pourtant, alors cette fois, je vais me tourner vers un autre produit Beachbody, le 10 Minute Trainer de Tony Horton (qui est d’ailleurs à l’origine du P90X).

Je résiste à la tentation de fixer des objectifs, de vouloir mesurer, quantifier les changements à apporter et leur progrès… étonnant pour moi. Je sens bien cette impulsion à écrire ici que je décide hop de petit-déjeuner et déjeuner cru pendant un mois, d’arrêter gluten et sucre et de suivre le Ten Minute Trainer pendant trente jours… et je me demande ce que ça donnerait de ne pas y céder. De voir, de laisser mûrir, de ne pas me sentir « tenue », de ressentir juste et de suivre ce ressenti. Dans le même temps, avoir cessé de me fixer des objectifs en terme de « pratique » n’a pas aidé : je suis au point mort depuis le solstice d’été… mais c’est peut-être plus simplement que j’avais besoin de ce temps mort, oui, même si peu de temps après avoir renoué le fil.

Alors, oui, juste voir, laisser venir tout en sachant dans quelle direction avancer… trouver cet équilibre entre planifier à mort et ne rien décider du tout…

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