respirerPuisque je reviens en ces lieux, il est peut-être bon que je fasse un petit point de ce qui avait en cours ou était en projet quand j’ai commencé à être… pas là.
J’ai mis un terme à mon parcours au sein de l’Ecole du Lotus (oui, je sais, le nom a changé, mais dans mon coeur, ça reste toujours l’Ecole du Lotus) aux alentours de septembre 2012. Cela a été déchirant pour moi, d’autant que la leçon sur laquelle j’ai coincé pendant des mois et des mois était précisément l’archétype pour lequel je pensais que tout allait bien avancer : la mère. Oui, oui, la mère. Un comble, alors que je maternais un tout petit (et ses trois aînés). Mon incapacité à travailler, méditer avec cet archétype m’a vraiment mis un coup au moral, déjà pas au beau fixe. S’ajoute à cela un loupé au niveau des mails avec ma mentor, qui n’a pas reçu le mien indiquant que je mettais un terme à ma formation, ni moi les siens de « rappel » qui m’a mise mal à l’aise tant que nous n’avons pas pu nous expliquer. Heureusement, tout s’est in fine arrangé. Si je sais que c’était une bonne décision que d’arrêter quand je l’ai fait, je garde un peu de tristesse aussi d’avoir eu à le faire. Peut-être, sans doute reviendrai-je plus tard sur ce chemin…
En ce qui concerne la formation entamée au sein de l’Ecole de Psychologie Biodynamique, elle reste précisément entamée : je comptais initialement intégrer le second cycle en novembre 2011 même avec une naissance prévue à peu près au même moment, puis ma grossesse avançant, j’ai décidé de reporter à l’année suivante (et vu les conditions de naissance de mon bonhomme, j’aurais de toutes façons été bien incapable de commencer mon second cycle à ce moment-là). J’ai bien tenté à deux reprises de passer l’entretien d’entrée en juillet puis en septembre 2012 mais à chaque fois, ma voiture m’a lâchée le jour J… ah le pouvoir de l’inconscient ! J’ai pu démêler ce qui se jouait (je ne souhaitais pas reprendre à ce moment-là mais ne pouvais pas ne pas le faire puisque je l’avais dit) et à l’heure actuelle, je semble m’orienter vers un début en 2014 pour des raisons diverses, aussi bien financières que touchant aux besoins de mon encore tout petit.
Hormis quelques expériences très fortes et non sollicitées juste après la naissance de mon petit dernier, il ne s’est rien passé pour moi sur un plan spirituel. Quelques tentatives de méditation par ci par là, une participation en mai dernier au Womb Blessing Attunement proposé par Miranda Grey. Trop aux prises avec le quotidien pour une pratique plus spirituelle qui pourtant m’aurait sans doute aidée à en surmonter les difficultés.
Même topo sur le plan créatif. Outre qu’il y a eu en cours d’année dernière un déménagement – lequel fut fort éprouvant pour moi – et que mes affaires sont encore pour la plupart éparpillées dans des cartons divers, je n’avais aucune énergie, aucun élan pour chercher à m’exprimer sur ce terrain-là. Je n’ai retrouvé et ressorti mediums et acryliques qu’il y a quelques semaines et encore, uniquement parce que l’un de mes fils en avait besoin pour un projet en arts plastiques à l’école. Ceci étant, j’ai pour les besoins d’une cause dont je parlerai sans doute plus tard ici, replongé dans mes billets et mes notes personnelles datant de l’époque où j’ai participé à BIG et j’ai senti que quelque chose me chatouillait, démangeait à l’intérieur… un bon signe ?! J’ai tout de même réussi à  renouer avec le digiscrap, grâce à un portable plus puissant et j’ai réalisé un grand nombre de pages en 2012, je continue d’ailleurs. C’est même plus ou moins ces pages qui m’ont permis de garder la tête au-dessus de l’eau, à peine, mais suffisamment. J’ai participé à des forums et même intégré des équipes créatives (que j’ai dû laisser tomber en chemin tellement avoir des dates butoir parfois courtes pour faire mes pages était incompatible avec ma vie avec un bambin demandeur).
Sur le plan alimentaire, « sportif »… enfin, bref, sur un peu tous les plans, les 18 derniers mois ont été assez difficiles, je nageais, nage encore dans une sorte de marasme dont je n’arrive pas à sortir. A chaque fois que j’ai eu l’impression de, enfin, voir le bout du tunnel, non, quelque chose se passait qui me faisait replonger. J’ose à peine me réjouir de me sentir à nouveau des envies, de voir que je me projette à nouveau dans le futur tellement je crains de me retrouver aussi sec engluée dans un quotidien qui se répète à l’identique.

2 réflexions au sujet de « Respirer et revenir en arrière »

  1. tu m’avais manqué!c’est dommage que tu nous ai quitté, mais tu es toujours en chemin, le tiens, à ton rythme!chaque chose en son temps!

    • <3
      Toujours en chemin, oui, je ne sais pas trop lequel mais... ça va finir par s'éclaircir :)
      J'ai pensé et pense à toi chaque fois que je massouille mon mini, j'espère que le tien va bien :)

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