Courir pour ne pas me poser et laisser venir tout ce que je sens en train de couver là, au fond. Courir entre le travail, les enfants, le reste. Pour ne pas voir. Ne pas être dupe de cette stratégie d’évitement. Rassembler des forces pour aller voir où ça fait si mal : l’absence, le grand trou béant dont j’ai peur qu’il ne m’aspire. Faire le plein, pour affronter le vide. Et finir par sauter à pieds joints. Dans quelques temps.

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