Ce matin, j’avais RDV avec Mme NAET pour la troisième fois. A l’issue de cette longue séance d’une technique développée par le Dr. Devi Nambudripad (chez cette Mme NAET-là il y a des séances longues, d’une heure environ, et des séances courtes d’une grosse demie-heure), j’ai envie de revenir ici sur tout ce qui a été fait depuis la première fois que je l’ai vue.

Premier RDV – 29/06/2010
Je ne sais pas où c’est et j’y suis donc emmenée par l’amie chère qui m’a recommandée Mme NAET (la même qui avait fait la conférence à laquelle j’ai assisté début février). J’explique pourquoi je suis là, les deux volets allergies et émotionnel que j’aimerais traiter. Comme prévu, on teste pour commencer les fioles de base et un bon paquet d’autres dans la foulée. Le principe est simple : je suis allongée sur le dos, j’ai dans la main gauche une fiole contenant la substance testée (bon, c’est une préparation spéciale en vrai, mais c’est juste pour expliquer « en gros ») tandis que mon bras droit est tendu, pouce en direction de mes pieds; une pression est exercée sur ce bras et je dois le maintenir droit. Si mon bras tombe, c’est que je suis « allergique » à la substance. Je suis bluffée : quand je prends les fioles dans la main, une par une, je ne sais pas de laquelle il s’agit, sauf si mon bras ne tient pas. Ca me permet de me dire que le psychologique ne joue pas. Et mon bras, sans surprise pour certaines, ne tient pas pour : le sucre, le sel, les produits laitiers, la vitamine D, les acariens, les poils de chat. Nous décidons de la marche à suivre : traitement du sucre aujourd’hui (et donc éviction pendant 25 heures dès la sortie du cabinet) et la séance suivante, vérification des sucres un par un, traitement du sel et début du travail sur l’émotionnel si mon corps est d’accord. Traiter la substance, c’est faire l’équivalent d’un reset informatique par le biais de points d’accupressure dans le dos: on déprogramme l’organisme et sa réponse inadaptée à la substance, on évite ensuite tout contact avec la substance pendant 24+1 heure (2 heures pour chacun des méridiens énergétiques, plus une heure de marge de sécurité) et voilà, c’est tout. Une heure après ma sortie du cabinet, je suis dans le bus qui me ramène à la maison et je suis vidée. Zéro énergie. Je m’allonge en rentrant, le me couche très tôt et je suis dans cet état larvaire jusqu’au lendemain en fin de matinée où je retrouve mon pep’s habituel et même un peu plus. Il parait aussi que mon odeur est bizarre, pas comme d’habitude.
Les jours qui suivent, et même encore maintenant, je remarque que je suis bien moins accro au sucre, que je peux m’arrêter d’en manger une fois que j’ai commencé. Je constate aussi que certains alcools dont la consommation se traduisait par l’apparition immédiate ou quasi de plaques rouges sur les joues et d’une sensation de picotement / franche démangeaison ne me font plus d’effet.

Second RDV – 06/07/2010
Les sucres ‘tiennent’ tous en individuel. C’est validé. On teste le sel pour confirmer que ça ne tient pas et on traite. Ensuite, on aborde l’émotionnel. J’explique que mon premier mouvement, viscéral, c’est de vouloir travailler sur le sentiment d’abandon. Mais que depuis la semaine d’avant, j’y repense, je revois plein de situations et que je ne suis pas sûre que ça ne soit pas en fait le rejet qui me pose problème. Ma tête s’en est mêlée, a voulu mettre le rejet sur la table, mais le test kinésiologique a été formel: je n’ai pas de problème a gérer le sentiment de rejet, par contre l’abandon, oui. Mais mon corps n’est pas d’accord pour travailler là-dessus aujourd’hui. On tente de travailler sur une situation. Je repense à une situation problématique pour moi. Me revient une scène en troisième, une promenade dans la neige en cours de sport où j’avais servi de cible à boules de neige pour tous les autres élèves de ma classe qui semblaient évacuer je ne sais quoi en s’acharnant ainsi sur moi, le tout sous l’oeil goguenard de la prof qui n’était pas intervenue. Je repense à l’absence de réaction de mes parents, de mon père, coincé dans sa double casquette de père et de principal. On teste la situation, mais là non plus, mon corps n’est pas d’accord pour travailler dessus. Tant pis on en reste au sel, on teste d’autres fioles pour voir si d’autres ne tiennent pas. Je fais vérifier le gluten, par acquis de conscience, mais non, le gluten « tient ».
Je suis étonnée de garder la pèche en sortant et même pendant toute la soirée qui suit. Je ne suis un peu flagada que le lendemain en milieu de matinée, dans la voiture, mais je ne sais pas si c’est un effet de la séance NAET, du bercement de la voiture, de la fatigue accumulée ou un mélange des trois… Vers 15-16h, mon odeur change subtilement si j’en crois mon voisin de voiture.

Troisième RDV – 22/07/2010
Le sel tient. C’est bon. On passe donc aux produits laitiers. J’ajoute que j’aimerais qu’on teste les piqûres d’insectes la prochaine fois, j’ai été piquée récemment et il semble bien que je fasse toujours de fortes réactions. On teste le sentiment d’abandon. Mon corps est d’accord pour travailler dessus. Je me mets donc sur le ventre et hop, elle me fait les points dans le dos, 5 fois. D’abord respiration bloquée poumons pleins, puis respiration bloquée poumons vides, puis en haletant, puis deux fois en respirant normalement. Elle fait les points de fermeture ensuite, à la main pour la première fois. Je lui demande s’il y a une raison particulière pour laquelle elle n’utilise cette fois pas le petit appareil, mais non, aucune.
En allant en ville, je suis prise d’envies de pâtisseries, de sucré, de gras, de plein de beurre. Amusant, si cravings il devait y avoir, j’aurais plutôt parié sur le fait que ces fringales se produisent en traitant le sucré plutôt que les produits laitiers. Jusqu’à la fin du repas avec une amie (coucou N. 🙂 !) tout allait bien. Mais en remontant en voiture, j’ai senti que les choses changeaient. Là, je suis fatiguée (mais ça peut aussi être un effet du temps qui vire à l’orage), et j’ai cette violente envie de pleurer et ce sentiment de grand vide intérieur. Je ne panique pas, je sens bien que ça va passer, même si le sentiment est désagréable. Je crois que le rêve éveillé de mardi avec ma thérapeute (j’y reviendrai sans doute) m’a permis de faire le plein de bonnes énergies pour vivre le plus sereinement possible le trouble déclenché par cette séance. Et mon daily OM du jour me rappelle que everything is happening in a way that benefits my highest good, ce que je veux bien croire, même quand c’est le fait de ne pas avoir de nouvelles…
Il paraît que j’émets un truc bizarre, pas comme d’habitude, que je « sens » bizarre mais pas olfactivement.

6 réflexions au sujet de « 1, 2, 3… et on arrive aux émotions »

  1. … perméation et connexion… j’ai ressenti cette envie de pleurer aussi après avoir parlé avec toi… bon, le ciel s’en est chargé à notre place.
    NAETOne demain… j’ai un peu hâte… 😉

  2. N., tu vas naetiser aussi ! Je suis contente pour toi !!
    Bonnes vibes (me vibes 😀 :D) Aegiale pour traverser toutes les difficultés liées à l’abandon qui s’en vont… Quel bonheur que ce « reset », de pouvoir débloquer tout ça. 
    Love

  3. Et Nat. naetisa : calcium, sucre, sel, épices, vitamine D, Fer; oligoéléments, hormones, et maladie de Lyme…

    • Ca en fait quelques unes… tu as commencé à traiter quelque chose ?
      Si tu as besoin d’eau distillée (pour le sel), j’en ai en rab’ dont je serais ravie de me débarrasser 🙂
      Maladie de Lyme, ça m’interpelle…

  4. Non, rien, je commence par le calcium le 3/08 (donc OUI pour l’eau distillée pour ça aussi !!!).

    Maladie de Lyme… ça a été notre coup de flip pour F. en rando la semaine dernière à cause d’une blessure qui ressemblait vraiment à une morsure de tique… finalement, ça n’en était pas une. Donc ça tombe bien, je suis plus que bien renseignée sur le sujet. Je ne me souviens de rien dans mon enfance (sauf peut-être d’un truc dans un jardin londonien… est-ce qu’il y avait des tiques à Londres en 1983 ?)

  5. Pas de souci pour l’eau distillée… faut qu’on se voit avant le 03/08, c’est tout 🙂
    J’imagine bien le coup de flip, même chose ici quand j’ai trouvé une tique en train de se repaître sur mon grand, nanméoh !

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