Ce tirage-là, à cause de ce que me murmure la rune de la semaine. Ce jeu-là, parce que justement, il est question de transformation, de mutation.

Carte 1 – La première carte est placée au début de la ligne horizontale – et représente des évènements et circonstances récentes de votre vie. Elle peut aussi représenter les influences extérieures qui vous affectent ou votre question – et dont vous n´êtes pas totalement conscient.

OTT 07 : Au-delà de l'avidité

OTT 07 : Au-delà de l'avidité

Une parabole sur l’ambition et la hâte (2)

Chaque fois que les gens deviennent très avides ils deviennent très pressés et essayent de trouver comment aller plus vite encore. Ils sont continuellement pressés car ils pensent que la vie va leur manquer. Ce sont ceux qui disent: « le temps c’est de l’argent ». Le temps est de l’argent ? L’argent est très limité et le temps illimité. Le temps n’est pas de l’argent, le temps est éternité, il a toujours été là et sera toujours là; vous avez toujours été ici et vous serez toujours ici.
Aussi, rejetez l’avidité et ne vous souciez pas du résultat. Il arrive parfois qu’à cause de votre impatience vous manquiez beaucoup de choses.

L’homme est comblé s’il est en accord avec l’univers. S’il n’est pas en accord avec l’univers alors il est vide, tout à fait vide et de ce vide découle l’avidité. L’avidité doit le remplir, avec de l’argent, des maisons, des meubles, avec des amis, avec des amants, avec n’importe quoi, car on ne peut pas vivre vide. C’est horrible, c’est une vie de fantôme. Si vous êtes vide sans rien à l’intérieur de vous il est impossible de vivre.
Il y a seulement deux façons de se sentir rempli; ou bien vous vous mettez en accord avec l’univers… alors vous êtes alors rempli du tout, de toutes les fleurs, de toutes les étoiles. Elles sont en vous comme elles sont à l’extérieur de vous. C’est le véritable accomplissement. Mais si vous ne faites pas cela; des millions de gens ne le font pas, alors le moyen le plus simple est de vous remplir de n’importe quel bric-à-brac.
L’avidité signifie simplement que vous ressentez un vide profond et que vous voulez le remplir de quoique ce soit, peu importe ce que c’est. Et une fois que vous avez compris cela, vous n’avez plus rien à faire avec l’avidité. Ce avec quoi vous avez à faire c’est d’être en communion avec le tout de sorte que le vide intérieur disparaisse et avec lui toute avidité disparaît.
Mais le monde est plein de fous qui amassent des choses pour remplir leur vide. L’un amasse de l’argent même s’il ne le dépense jamais. D’autres mangent, sans avoir faim mais continuent malgré tout à avaler. Ils savent qu’ils vont se créer de la souffrance, qu’ils seront malades, mais ils ne peuvent pas s’en empêcher. Cette façon de manger est aussi un processus de remplissage. Il y a ainsi beaucoup de façons de remplir le vide, bien qu’il ne soit jamais rempli, il reste vide et vous restez malheureux car ce n’est jamais assez. Il en faut plus et toujours plus et le désir de plus est sans fin.
Vous devez comprendre le vide que vous essayez de combler et vous poser la question: « Pourquoi suis-je vide ? L’existence entière est si pleine, pourquoi suis-je vide ? Peut être me suis-je égaré ? Je ne vais plus dans la même direction, je ne suis plus existentiel, voilà la cause de mon vide ».
Soyez alors existentiel.
Avancez au plus près de l’existence dans le silence et la paix, dans la méditation.
Et un jour vous réaliserez que vous êtes plein, trop plein, débordant de joie, de félicité, de bénédictions. Vous en avez tant que vous pouvez en donner au monde entier sans jamais l’épuiser.
Ce jour là, pour la première fois, vous ne ressentirez plus d’avidité pour de l’argent, pour de la nourriture, pour des objets, pour quoi que ce soit. Vous vivrez naturellement et tout ce qui est nécessaire vous le trouverez.

Carte 2 – La deuxième carte est placée à la fin de la ligne horizontale et représente soit la direction que prennent les évènements extérieurs – ou les influences extérieures dont vous êtes conscient.

OTT 13 : Renoncer au savoir

OTT 13 : Renoncer au savoir

La vision obsédante de Naropa

La vérité c’est votre propre expérience, votre vision personnelle. Même si j’ai vu la vérité et vous la dis, dès l’instant où je vous l’énoncerai, elle deviendra pour vous un mensonge, non une vérité. Pour moi c’était la vérité, elle me sautait aux yeux, c’était ma vision. Pour vous ce ne sera pas votre propre vision, ce sera une chose empruntée, ce sera une croyance, ce sera un savoir, non une connaissance et si vous commencez à y croire, vous croirez en un mensonge.
Souvenez-vous de cela, même une vérité peut devenir mensonge si elle entre en vous par la mauvaise porte. La vérité doit entrer par la porte d’entrée, par les yeux. La vérité est une vision, elle doit être vue.
Naropa était un grand érudit, un grand pandit qui avait dix mille disciples. Un jour où il était assis, entouré de milliers de textes sacrés anciens, très anciens et rares, la fatigue le prit; il s’endormit soudain et eut une vision.
Il vit une très vieille femme, horrible et laide, une sorcière. Sa laideur était telle qu’il commença à trembler dans son sommeil. C’était si écoeurant qu’il voulut fuir, mais fuir pour aller où ? Il était figé, comme hypnotisé par la vieille sorcière dont les yeux étaient comme des aimants.
« Qu’étudiez-vous ? » demanda la vieille femme.
« La philosophie, la religion, l’épistémologie, la langue, la grammaire, la logique » répondit-il.
De nouveau, la vieille femme demanda: « les comprenez-vous ? »
Naropa répondit: « oui bien sur je les comprends ».
La vieille femme demanda à nouveau; « comprenez-vous le mot ou le sens ? »
On avait posé des milliers de questions à Naropa dans sa vie, des milliers d’étudiants qui se renseignaient, demandaient, mais personne ne lui avait jamais demandé cela; s’il comprenait le mot ou le sens. Les yeux de la femme étaient si perçants, ces yeux plongeaient au plus profond de son être et il lui était impossible de mentir. A un autre il aurait dit: « bien sûr que je comprends le sens » mais à cette femme, à cette femme horrible, il devait dire la vérité. « Je comprends les mots » dit-il.
La femme fut très heureuse, elle commença à danser et à rire et sa laideur se transforma; son être se mit à rayonner d’une subtile beauté et Naropa se dit: « Je l’ai rendue si heureuse, pourquoi ne pas la rendre encore plus heureuse ? » aussi il ajouta: « Oui et j’en comprends aussi le sens ».
La femme cessa de rire et de danser et elle se mit à pleurer, à gémir et toute sa laideur revint, mille fois pire. Naropa demanda: « Pourquoi pleurez-vous, gémissez-vous et pourquoi riiez-vous et dansiez-vous auparavant ? »
« J’étais heureuse qu’un grand érudit comme toi n’ait pas menti » répondit la femme, « mais maintenant je pleure et gémit parce que tu m’as menti; je sais et tu sais, que tu n’en comprends pas le sens ».
La vision disparut et Naropa fut transformé. Il s’échappa de l’université et plus jamais de sa vie il ne toucha un texte sacré. Il devint complètement ignorant. Il avait compris, la femme n’existait pas, c’était seulement une projection. C’était l’être de Naropa lui-même qui à cause de son savoir était devenu laid. Juste cette simple compréhension que: « je n’en comprends pas le sens » et la laideur s’était transformée en un merveilleux phénomène.
Cette vision de Naropa est très significative. A moins que vous ne ressentiez que le savoir est inutile vous ne serez jamais à la recherche de la sagesse et vous prendrez la fausse monnaie pour un vrai trésor. Vous devez prendre conscience que le savoir n’est que de la fausse monnaie; ce n’est pas une connaissance, ce n’est pas une compréhension, tout au plus est-il intellectuel. Le mot a été compris mais le sens est perdu.

Carte 3 – La troisième carte est placée au pied de la croix et représente les influences intérieures ou qualitiés dont vous n´êtes pas vraiment conscient – en d’autres termes – les graines de transformation qui se preparent à prendre racine en vous.

OTT 36 : Les portes de l'enfer

OTT 36 : Les portes de l'enfer

La fierté du Samouraï

Le paradis et l’enfer ne sont pas des lieux géographiques, ils sont psychologiques, ils sont votre psychologie. Le paradis et l’enfer ne se situent pas à la fin de votre vie, ils sont ici et maintenant. A chaque instant la porte s’ouvre, à chaque instant vous hésitez entre paradis et enfer. C’est une question d’instant en instant, c’est une question d’urgence; d’un instant à l’autre vous pouvez passer de l’enfer au paradis et du paradis à l’enfer.
Le paradis et l’enfer sont en vous; leurs portes sont très proches l’une de l’autre; avec la main droite vous pouvez en ouvrir une et avec la main gauche vous pouvez en ouvrir une autre. D’un simple changement du mental, votre être est transformé et vous passez de l’enfer au paradis et du paradis à l’enfer. Chaque fois que vous agissez inconsciemment, sans vigilance, vous êtes en enfer; chaque fois que vous êtes alerte et agissez en pleine conscience, vous êtes au paradis.

Le maître zen Hakuin est l’un des rares joyaux de l’humanité. Un guerrier vint le voir; un samouraï, un grand soldat, il lui demanda: « Y a t’il un paradis ? Y a t’il un enfer ? Si le paradis et l’enfer existent où sont les portes ? Par où puis-je entrer ? Comment puis-je faire pour éviter l’enfer et choisir le paradis ? » C’est un guerrier simple, le guerrier est toujours simple, sinon il ne pourrait pas être un guerrier. Un guerrier ne connaît que deux choses; la vie et la mort. Il risque sa vie en permanence, il la met toujours en jeu; c’est un homme simple. Il n’était pas venu pour apprendre une quelconque doctrine, il voulait simplement savoir où se trouvaient les portes afin d’éviter l’enfer et entrer au paradis.
Hakuin répondit de la manière que seul un guerrier pouvait comprendre; que fit Hakuin, il dit: « Qui es-tu ? ».
Le guerrier répondit: « Je suis un samouraï ». Au Japon être un samouraï est une chose dont on est fier. Cela veut dire être un parfait guerrier, un homme qui n’hésite pas un seul instant à donner sa vie. Pour lui vie et mort ne sont qu’un jeu. « Je suis un samouraï, je suis un chef de samouraïs, même l’Empereur me respecte ».
Hakuin se mit à rire et dit: « Toi un guerrier ? Tu as plutôt l’air d’un mendiant ». L’orgueil du samouraï fut profondément blessé, son ego rabaissé. Oubliant pourquoi il était venu, il sortit son épée et était sur le point de tuer Hakuin. Il avait oublié qu’il était venu vers ce maître pour demander où se trouve la porte du paradis; pour demander où se trouve la porte de l’enfer.
Hakuin rit encore et lui dit: « Voilà la porte de l’enfer. Avec cette épée, cette colère, cet ego, là s’ouvre la porte ». C’est le langage qu’un guerrier peut comprendre; immédiatement le samouraï comprit. Voilà la porte, il rengaina son épée… et Hakuin ajouta: « Là s’ouvre la porte du paradis ».
Le paradis et l’enfer sont en vous, les deux portes sont en vous. Lorsque vous agissez inconsciemment, là est la porte de l’enfer; lorsque vous êtes alerte et conscient, là est la porte du paradis.
Qu’est-il arrivé à ce samouraï ? Était-il conscient lorsqu’il était sur le point de tuer Hakuin ? Était-il conscient de ce qu’il allait faire ? Était-il conscient des raisons qui l’avaient conduit là ? Toute conscience avait disparu. Lorsque l’ego prend le pouvoir vous ne pouvez plus être conscient. L’ego c’est la drogue, le poison qui vous rend complètement inconscient. Vous agissez, mais l’action vient de l’inconscient, non de votre conscience et chaque fois que vous agissez inconsciemment la porte de l’enfer est ouverte. Quoi que vous fassiez, si vous n’êtes pas conscient de ce que vous faites, la porte de l’enfer s’ouvre. Immédiatement le samouraï devint vigilant.

Carte 4 – La quatrième carte est placée en haut – et indique la direction de croissance de votre conscience intérieure – ou de nouveau niveau de compréhension qui vous deviennent maintenant disponibles

OTT 57 : L'intelligence

OTT 57 : L

Rabia et l’énigme de l’aiguille perdue

Nous sommes nés pour être heureux, c’est notre droit de naissance; mais les hommes sont si fous qu’ils ne réclament même pas ce droit. Ils sont beaucoup plus intéressés par ce que les autres possèdent et ils se mettent à courir après ces choses. Ils ne regardent jamais à l’intérieur d’eux-mêmes, ils ne cherchent jamais dans leur propre maison.
Une personne intelligente commencera sa quête depuis son être intérieur, ce sera sa première exploration; car à moins que je ne sache ce qui est à l’intérieur de moi, comment puis-je chercher à travers le monde ? Le monde est si grand. Ceux qui ont regardé à l’intérieur ont trouvé instantanément, immédiatement. Il ne s’agit pas d’une avancée progressive, c’est un phénomène soudain, une soudaine illumination.

J’ai entendu parler d’une femme soufi, une grande mystique, Rabia Al-Adawia.
Un soir on la trouva assise sur la route en train de chercher quelque chose. C’était une vieille femme, sa vue était faible, elle voyait mal, ses voisins vinrent donc l’aider.
« Que cherches-tu ? » lui demandèrent-ils.
Rabia leur répondit: « Cette question est hors de propos. Je cherche. Si vous pouvez m’aider, aidez-moi ».
Ils rirent et lui dirent: « Rabia, es-tu devenue folle ? Tu dis que notre question est hors de propos mais si nous ne savons pas ce que tu cherches comment pourrons-nous t’aider ? »
« D’accord » leur dit Rabia « juste pour vous faire plaisir, je cherche une aiguille, j’ai perdu mon aiguille ».
Ils commencèrent à l’aider mais ils réalisèrent immédiatement que la rue était grande et qu’une aiguille était une chose minuscule aussi il demandèrent à Rabia: « Je t’en prie, dis-nous où tu l’as perdue ».
« L’endroit exact, précis, sinon c’est difficile, la route est grande et l’on pourrait chercher éternellement. Où l’as-tu perdue ? »
Rabia leur dit: « De nouveau vous posez une question sans objet. Quel rapport y a t-il avec ma recherche ? »
Ils s’arrêtèrent et lui dirent: « Tu es certainement devenue folle ! »
« Bon, d’accord, juste pour vous faire plaisir » leur dit Rabia « je l’ai perdue dans ma maison ».
« Mais alors pourquoi nous fais-tu chercher ici ? » Et l’on dit que Rabia répondit: « Parce qu’ici il y a de la lumière et qu’il n’y en a pas à l’intérieur ». Le soleil se couchait et sur la route, il y avait encore une lueur.
Cette parabole a une grande signification. Vous êtes-vous demandé ce que vous cherchiez ? En avez-vous fait l’objet d’une profonde méditation; de savoir ce que vous cherchiez ? Non, même si en de rares moments, des moments de rêve, vous avez l’intuition de ce que vous cherchez, ce n’est jamais ni précis ni exact; vous ne l’avez pas encore défini.
Si vous tenter de le définir, plus vous le définirez et plus vous sentirez qu’il n’est pas nécessaire de le chercher. La quête ne peut se poursuivre que si vous êtes dans l’imprécision ou dans un état de rêve; lorsque les choses ne sont pas claires vous continuez tout simplement à chercher. Tiré par une pulsion intérieure, poussé par une sorte d’urgence intérieure, vous ne savez qu’une chose, vous avez besoin de chercher !
C’est un besoin intérieur, mais vous ne savez pas ce que vous recherchez et à moins que vous ne sachiez ce que vous cherchez comment pouvez-vous le trouver ? C’est vague; vous pensez que c’est l’argent, le pouvoir, le prestige, la respectabilité, mais vous voyez des gens respectables ou puissants qui cherchent eux aussi. Vous voyez des gens immensément riches, ils cherchent aussi, ils cherchent jusqu’à la fin de leur vie. Donc la richesse n’avance à rien, le pouvoir non plus et la quête continue malgré tout ce que vous avez.
Il faut peut-être rechercher autre chose. Ces noms, ces étiquettes: argent, pouvoir, prestige ne servent qu’à satisfaire votre mental, ils vous permettent seulement de prendre conscience que vous êtes en quête de quelque chose; que quelque chose est encore indéfini, une sensation très vague.
La première des choses pour le vrai chercheur, celui qui est un peu alerte, conscient, c’est de définir la recherche; formuler un concept très précis de l’objet de la recherche, de ce que c’est, de le faire émerger de la conscience endormie, de le regarder directement, de lui faire face. Immédiatement une transformation se produit. Si vous commencez à définir l’objet de la recherche, son intérêt disparaît. Plus il se précise, moins il est présent. Lorsque l’on sait clairement de quoi il s’agit, il disparaît soudain. Il n’existe que lorsque vous n’êtes pas attentif.
Il faut le répéter, la quête n’existe que lorsque vous êtes endormi, la quête n’existe que si vous n’êtes pas conscient. L’inconscience crée la recherche.
Oui, Rabia a raison; à l’intérieur il n’y a pas de lumière et parce qu’il n’y a pas de lumière et pas de conscience à l’intérieur, bien sûr vous cherchez à l’extérieur, parce qu’à l’extérieur ça semble plus clair.
Tous nos sens sont tournés vers l’extérieur. Les yeux s’ouvrent au dehors, les mains bougent et se tendent vers l’extérieur, les jambes vous mènent vers l’extérieur, les oreilles captent les bruits et les sons de l’extérieur. Tout ce qui vous est utile s’ouvre sur l’extérieur; les cinq sens fonctionnent de manière extravertie. Vous commencez à chercher là où vous voyez, sentez, touchez; la lumière des sens brille à l’extérieur et le chercheur est à l’intérieur.
Cette dichotomie doit être bien comprise, le chercheur est à l’intérieur mais parce que la lumière est à l’extérieur, le chercheur commence de manière ambitieuse en cherchant à l’extérieur à trouver quelque chose qui le satisfasse. Cela n’arrivera jamais, ce n’est jamais arrivé. Cela ne peut pas se produire dans la nature des choses, car à moins de trouver le chercheur, votre quête ne signifie rien. À moins que vous ne parveniez à connaître qui vous êtes, tout ce que vous recherchez est futile car vous ne connaissez pas le chercheur. Sans connaître le chercheur comment pouvez-vous aller dans la dimension juste, dans la bonne direction ? C’est impossible.
Une première chose doit être considérée; si toute recherche est arrêtée et que vous prenez soudain conscience qu’il n’y a maintenant qu’une seule chose à connaître: « Qui est le chercheur en moi ? Quelle est l’énergie qui désire chercher ? Qui suis-je ? » Alors il y a transformation et soudain toutes les valeurs changent. Vous commencez à vous tourner vers l’intérieur, alors Rabia n’est plus assise sur la route cherchant une aiguille perdue quelque part dans l’obscurité de se propre âme intérieure.
Une fois que vous avez commencé à vous tourner vers l’intérieur… Au début c’est très sombre, Rabia a raison, c’est très, très sombre, parce que durant de nombreuses vies vous n’êtes jamais rentré à l’intérieur, vos yeux se sont focalisés sur le monde extérieur.
Avez-vous observé que parfois lorsque vous venez de la route qui est ensoleillée et brillamment éclairée, lorsque soudain vous rentrez dans la maison il fait très sombre, parce que vos yeux sont focalisés sur la lumière extérieure. Lorsqu’il y a beaucoup de lumière les pupilles se rétrécissent; dans l’obscurité les yeux se détendent. Mais si vous vous asseyez un instant, petit à petit l’obscurité disparaît, il y a plus de lumière, vos yeux s’adaptent.
Durant de nombreuses vies vous avez été dehors sous un soleil brûlant, dans le monde et lorsque vous vous tourner vers l’intérieur, vous avez complètement oublié comment réajuster vos yeux. La méditation n’est rien d’autre qu’un réajustement de votre vision, de vos yeux. Et si vous continuez à regarder à l’intérieur, cela prend du temps, lentement, progressivement, vous commencez à y découvrir une splendide lumière. Mais ce n’est pas une lumière agressive, ce n’est pas comme le soleil mais davantage comme la lune. Elle n’est pas aveuglante ni éblouissante, elle est très douce; elle n’est pas chaude, elle est très compatissante, très apaisante, c’est un baume.
Petit à petit lorsque vous vous êtes adapté à la lumière intérieure, vous découvrez que vous en êtes vous-même la source. Le chercheur est le « cherché ». Alors vous découvrirez que le trésor est en vous et que le seul problème était que vous le cherchiez à l’extérieur. Vous le cherchiez quelque part à l’extérieur et il a toujours été là, en vous. Vous cherchiez dans une mauvaise direction, c’est tout !

Carte 5 – La dernière carte est placée au centre – et représente la clé d´intégration des plans horizontal et vertical de votre vie. Elle peut aussi symboliser la compréhension intérieure sur laquelle il est important que vous travailliez en ce moment.

OTT 19 : Rester centré

OTT 19 : Rester centré

Le moine et la prostituée

Où que vous soyez, devenez plus centré, devenez plus alerte, vivez plus consciemment. Il n’y a nulle part où aller; tout ce qui doit arriver doit arriver en vous-même et c’est déjà entre vos mains. Vous n’êtes pas une marionnette et vos ficelles ne sont dans les mains de personne. Vous êtes un individu complètement libre.
Si vous décidez de rester dans l’illusion, vous pouvez y rester durant de nombreuses et de nombreuses vies. Si vous décidez d’en sortir, une décision dans l’instant suffit. Vous pouvez vous libérer de toutes les illusions à cet instant même.

Bouddha séjournait à Vaísali où vivait Amrapali; Amrapali était une prostituée. Au temps de Bouddha, en Inde, il était convenu que la plus belle femme d’une ville ne pouvait épouser personne car cela risquait de créer une jalousie inutile, un conflit ou même un combat. Aussi, la plus belle femme devait devenir nagarvadhu; la femme de toute la ville.
Ce n’était pas déshonorant du tout, au contraire, elles étaient très respectées. Ce n’étaient pas des prostituées ordinaires. Elles recevaient uniquement la visite des très riches ou des rois, des princes, des généraux; les couches les plus hautes de la société. Amrapali était très belle. Un jour qu’elle était debout sur sa terrasse elle vit un jeune moine bouddhiste. Elle n’était jamais tombée amoureuse de personne mais elle tomba soudainement amoureuse; un homme jeune mais avec une extraordinaire présence, une vigilance, de la grâce… la façon dont il marchait… Elle se rua en bas et lui dit: « Dans trois jours la saison des pluies va commencer… » Les moines bouddhistes ne se déplacent pas pendant les quatre mois de la saison des pluies. « Je vous invite à passer les quatre mois dans ma maison ». Le jeune moine répondit: « Je dois demander à mon maître, s’il me le permet je viendrai ».
Le jeune moine alla vers Bouddha, lui toucha les pieds et lui raconta toute l’histoire. « Elle m’a demandé de rester quatre mois dans sa maison. Je lui ai dit que je demanderai à mon maître, aussi je suis là…. Je ferai ce que vous voudrez ». Bouddha le regarda dans les yeux et dit: « Tu peux rester ».
Ce fut un choc. Dix mille moines… Il y eut un grand silence mais aussi une grande colère et une grande jalousie. Après que le jeune homme fut parti pour habiter chez Amrapali, chaque jour les moines, commencèrent à rapporter des commérages; « Toute la ville est en émoi, il n’y a qu’un sujet de conversation; un moine bouddhiste habite avec Amrapali ».
Mais Bouddha leur dit: « Vous devriez vous taire, j’ai confiance en mon moine. J’ai regardé dans ses yeux, il n’y avait aucun désir. Si j’avais dit non il n’aurait rien ressenti. J’ai dit oui… et il est simplement allé. J’ai confiance dans sa vigilance et dans sa méditation. Pourquoi êtes-vous si agités et inquiets ? » Au bout de quatre mois le jeune homme revint et toucha les pieds de Bouddha. Derrière lui il y avait Amrapali, vêtue comme une nonne bouddhiste. Elle toucha les pieds de Bouddha et dit: « J’ai tout essayé pour séduire votre moine, mais c’est lui qui m’a séduite. Il m’a convaincu par sa présence et sa vigilance que la vie réelle est à vos pieds ».
Bouddha dit alors à l’assemblée: « Êtes-vous maintenant satisfaits ou pas ? » Si la méditation est profonde, si la conscience est claire rien ne peut la troubler. Et Amrapali devint l’une des femmes illuminées parmi les disciples de Bouddha.

Ce tirage me laisse en larmes, et ce n’est pas juste parce qu’il se passe des choses éprouvantes, émouvantes ici. Je suis touchée par la justesse des mots posés par ces cinq cartes. Et j’espère vraiment arriver à en tirer ce dont j’ai besoin pour avancer.

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