Lundi, il était plongé dans Femme et Déesse, tout simplement (de Christine Champougny-Oddoux) pendant que je vaquais sur mon portable. Il m’a interrompue pour me proposer un petit jeu : il venait de compléter le test de la page 32 en s’imaginant quelles réponses je pourrais bien donner et il voulait que je le fasse à mon tour et que nous comparions les résultats. Les points comptés, nous avons constaté que les déesses m’inspirant le plus en ce moment, que ce soit à partir des réponses qu’il a faites pour moi ou des miennes étaient Artémis et Perséphone.

Quand une femme est majoritairement sous l’influence d’une déesse vierge, elle n’est pas touchée par ses relations avec les autres, pas même avec les hommes. elle suit ses propres mouvements énergétiques, reconnaît ses désirs, et réalise ses projets indépendamment d’une validation extérieure. Elle fait ce qui lui semble juste et ne cherche pas à plaire ou à attirer l’attention ou l’amour de l’autre. Ses actes partent du plus profond d’elle-même et sont la manifestation de sa grande capacité à se concentrer et à rester centrée.

Artémis et son jumeau Apollon… Insoumise et ardente, elle symbolise le féminin sauvage et invite à vivre dans l’instant présent pour redonner une place à l’intelligence instinctive qui sommeille en chacune de nous.
L’archétype d’Artémis déesse vierge est emprunt d’un sens de l’intact qui permet à une femme de se sentir entière en l’absence d’un homme à ses côtés. […] Elle refuse le mariage […] et asseoit son identité et sa valeur sur qui elle est et ce qu’elle fait plutôt que sur le fait d’être mariée à. […] Artémis est l’archétype de la sororité. […] En acceptant de se mettre à l’écoute de la part d’irrationnel en elle, elle restaure un lien précieux avec sa profondeur et son intériorité.

Pour une enfant Perséphone, qui porte en son sein une vie intérieure foisonnante, intense et plutôt secrète, s’adapter à ce monde est d’emblée une épreuve plutôt difficile, dont elle se protège par la solitude et le repli.
Ainsi, l’incidence de cet archétype dans la structuration de la personnalité induit-elle un double mouvement. sous un masque d’adaptation extérieure, une « persona » acceptable par son environnement, la jeune fille et plsu tard la femme Perséphone vit une seconde existence, riche et intense, souvent effrayante et presque toujrous dénuée de sens. Une existence à laquelle bien peu de personnes de son entourage ont accès et dont la signification ne lui apparaitra qu’après l’avoir déchiffrée et comprise. […] Ultimement, cette coupure, ce clivage sur lequel de nombreuses recherches ont porté, trouverait son origine dans le manque de lien entre la mère et la fille, dont on peut retracer les prémices au moment de la naissance, voire au cours de la vie intra-utérine […].
Ne sachant pas se donner la place de sa propre valeur, par impossibilité de déplaire aux autres et de ternir son image, elle reste une jeune fille prisonnière […].
La femme Coré-Perséphone est une femme médiale, une femme qui structurellement et naturellement baigne au coeur de l’atmosphère psychique de son environnement. « La femme médiale se tient entre le monde de la réalité consensuelle et celui de l’inconscient mystique, et fait le lien entre les deux. Elle est le transmetteur et le récepteur de deux valeurs ou idées ou plus. Elle est celle qui donne vie à des idées neuves, échange les vieilles idées contre des innovations, sert de traductrice entre le monde du rationnel et le monde de l’imaginaire. eEle ‘entend’, ‘sait’, ‘sent’ ce qui va arriver » explique Clarissa Pinkola Estés dans Femmes qui courent avec les loups.
[…] Ces expériences, aussi rudes et soudaines soient-elles, sont donc des voies d’initiation-transformation.

J’ai juste feuilleté le livre et lu avec attention ce qui concernait Artémis et Coré-Perséphone… j’en suis restée avec l’envie de lire l’ouvrage dans son intégralité.

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