silkspectre… sans costume en spandex (ni cape ni gadgets), mais super quand même.
Un tableau de papier comme en ont les conférenciers. Un feutre vert. Et pour consigne, d’écrire la première chose qui me passe par la tête quand elle me dit les mots suivants : personnage de BD, déesse, dieu, acteur, actrice, voiture, couleur, arbre, fleur, pays lointain, sexy.
Et voilà, j’ai une première colonne de mots, dont je dois ensuite indiquer, le plus spontanément possible, pour chacun trois « qualités ». Attention, pas « qualités » au sens « qualité / défaut », pas de jugement, non. Il s’agit de « qualité » au sens de « caractéristique ». C’est parti.
Il parait que ce qui émerge de ce petit jeu visant à court-circuiter mon censeur et mon intellect, c’est moi, tout simplement.
Je dois ensuite choisir trois qualités qui sont pour moi essentielles, trois que j’ai envie de revendiquer comme miennes. La première, c’est facile : indépendante. Et puis j’hésite entre forte et puissante, c’est pas tout à fait pareil. Un court moment, je suis tentée de choisir accueillante, ou apaisante mais je sais que c’est dans les profondeurs du vert que j’ai envie d’aller.
Et si, plongée dans ses yeux j’arrive à lui dire que « je suis indépendante, je suis forte, je suis puissante, je suis profonde », quand c’est face à moi-même dans le miroir que je dois prononcer les mêmes mots à voix haute, là soudain, j’ai plus de mal. Mais si je ne me reconnais pas, qui le fera ? Si je ne parle pas pour celle que je suis, qui le fera ? Est-ce que je veux encore continuer à avancer, ou à faire du sur-place, définie seulement par ce que je vois de moi dans les yeux des autres, par ce qu’ils me disent ? Si j’ai choisi la semaine dernière de dire que je partais, c’est aussi pour entreprendre ce voyage de (re)construction.
Je ne me sens ni majestueuse comme l’Alaska, ni élégante comme Uma, ni destructrice comme Hécate et pourtant, une petite voix me souffle que tout ça c’est aussi moi. Juste caché derrière tout ce qu’on m’a dit que j’avais ou pas le droit d’être.
J’ai un sourire grand comme ça quand je réalise (ok, une fois sortie….) que des anglicismes se sont cachés à mon insu et que c’est ceci qui explique que « je suis profonde » ne résonnait pas vraiment et que « I am versatile » me correspond peut-être plus (ou moins mal !) que « je suis versatile » (encore que là, je puisse réellement l’être au sens français !).

Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur,
Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au delà de toute limite,
C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus.
Nous nous posons la question : “ Qui suis-je, moi, pour être brillant, talentueux et merveilleux ? ”
En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?
Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre et vivre petit ne rends pas service au monde,
L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres,
Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous,
Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous, et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.
En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres…

Extrait du discours prononcé par Nelson Mandela lors de son intronisation à la présidence de la République de l’Afrique du Sud, 1994 (écrit par Marianne Williamson).

Alors voilà, pour aujourd’hui, mon héros, c’est moi. Et je pars en quête.

Une réflexion au sujet de « La quête du héros… »

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