Je suis rentrée tout à l’heure de mon escapade thérapeutique à la ville. Triste et confiante à la fois.

Triste parce que ça l’est toujours pour moi de voir quelque chose se terminer, même si c’est pour semer et laisser germer autre chose. Et confiante parce que justement, je sais bien que la période sombre ne dure pas tout le temps et que les journées vont rallonger, la lumière revenir.
Confiante parce que je sais, je sens que nous en avons encore pour un moment à marcher sur un même sentier, même s’il nous faut faire un détour à un moment. Confiante parce que j’ai envie de ces traces de pas côte à côte, confiante parce qu’il me semble possible de trouver un chemin à parcourir ensemble. Pas un qui soit trop escarpé pour l’un, pas un qui soit trop dans le noir pour l’autre. Un qui nous convienne. Un qui ne soit pas nécessairement celui sous la forêt que nous avons emprunté jusque là, celui-là je crois bien qu’il va nous falloir le rendre !
Triste et confiante aussi, donc.
J’ai ouvert la boîte à lettres.
Mon coeur s’est emballé. Un gros colis pour moi. Une enveloppe matelassée. Et une lettre de ma banque. J’ai décacheté l’enveloppe officielle et lu avec soulagement que les incidents ont tous été régularisés sur mon compte. Ouf. Je peux donc à nouveau émettre des chèques en toute légalité (enfin, sous réserve d’avoir la provision sur mon compte, ce qui n’est pas le cas vu que je suis à découvert jusqu’au prochain versement de mon salaire).
J’ai ensuite ouvert l’enveloppe matelassée, je savais déjà ce qu’il y avait dedans mais pas complètement : du chocolat, mais la surprise était de savoir du chocolat à quoi… Attente, petit frisson…. Du chocolat au chanvre. Parfait pour mon après-midi programmée sous la couette pour satisfaire mon besoin de cocooning.
Le gros colis, je savais aussi de quoi il s’agissait. Je l’ai ouvert le coeur battant, comme une petite fille ouvre ses paquets au matin de Noël… J’ai presque pleuré en voyant que le petit bol de l’autel à Tara s’est cassé pendant le transport. Le reste de l’autel est intact mais je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre mon coeur et ce bol. Je ne peux m’empêcher d’y voir un signe que j’ai tort d’avoir confiance, qu’il nous sera impossible de redéfinir notre relation, qu’il ne nous restera plus qu’à couper les ponts, à laisser nos routes se séparer.
Je vais passer le reste de l’après midi sous la couette, en musique, avec du chocolat et du chanvre à demander à Tara de m’aider à atteindre l’autre rive, de m’aider à traverser….

GreenTaraAltar

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