Tirage en ligne parce que au boulot et pas mes cartes. Tirage d’une carte, ma météo quotidienne. Tirage « en ligne » et néanmoins très à propos, comme toujours.
J’attends Vipassana (mais décembre, c’est encore loin !), j’ai peur, mais j’ai hâte aussi. Peur d’être confrontée à moi-même, hâte de me voir nue, sans fard, sans illusions. Est-ce que je peux atteindre le point où il n’y a ni blâme ni indulgence ?

OZT - 66 : Tristesse

OZT - 66 : Tristesse

Cette douleur n’est pas là pour vous rendre triste, rappelez-vous. C’est là que les gens se trompent… Cette douleur est uniquement là pour vous rendre plus alerte ; car les gens deviennent alerte seulement lorsque la flèche entre profondément dans leur cœur et les blesse. Autrement ils ne deviennent pas alertes.
Lorsque la vie est facile, confortable, commode, qui s’inquiète ? Qui prend la peine de devenir alerte ? Lorsqu’un ami meurt, une possibilité est là. Lorsque votre femme vous quitte ; ces nuits noires, vous êtes seul. Vous avez tellement aimé cette femme, vous aviez tout misé et puis soudain, un jour, elle n’est plus là.
Pleurant dans votre solitude, voilà les occasions qui, si vous les utilisez, peuvent vous rendre conscient. La flèche blesse, cela peut être utilisé.
La douleur n’est pas là pour vous rendre malheureux, la douleur est là pour vous rendre plus conscient ! Et lorsque vous êtes conscient, la misère disparaît.

Osho Take it Easy, Volume 2 Chapter 12

Commentaire :

L’image est celle d’Ananda, le cousin et disciple de Gautama Bouddha. Il était constamment aux côtés de Bouddha, s’occupant de chacun de ses besoins pendant quarante-deux ans.
À la mort de Bouddha, l’histoire raconte qu’Ananda était toujours à son côté, pleurant. Les autres disciples le grondèrent pour son manque d’entendement. Bouddha était mort absolument accompli, il devrait se réjouir.
Mais Ananda répondit : « Vous vous méprenez, je ne pleure pas sur lui mais sur moi, parce que pendant toutes ces années j’ai été constamment à ses côtés mais je n’ai toujours pas atteint l’illumination ».
Ananda est resté éveillé toute la nuit, méditant profondément, sentant sa douleur et sa tristesse. Au matin, dit-on, il était illuminé.
Les temps de grande souffrance sont potentiellement des périodes de grande transformation. Pour que la transformation puisse se produire nous devons aller profondément, aux racines mêmes de notre douleur et l’éprouver telle qu’elle est, sans blâme ni indulgence.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*
Site web