La Grande Déesse du NordCommandé récemment, reçu aujourd’hui (bon, c’était pas la chose la plus intelligente à faire que de commander ce livre maintenant, mais passons…) : La Grande Déesse du Nord, de Régis Boyer.

Si j’en crois L’écho des vagues, cet essai est une méditation sur le thème, courant dans tout le domaine indo-européen mais particulièrement bien documenté dans le Nord ancien, de la Grande Déesse, Déesse-Mère, Terre Mère ou Grande Mère. Notion complexe à souhait et qui repose sur de nombreuses ambiguïtés puisque si l’antériorité de la déesse à toute autre créature divine semble ne pas faire de doute, il est permis d’hésiter sur la valeur qui fonde sa prééminence.

En milieu germanique, une première approche révèle l’existence de nombreuses figurations de cette déité, mais au collectif : Mères, qui sont peut-être un emprunt à la tradition celte, Nornes, qui mettent l’accent sur le côté fatidique de la notion, Dises, avec leurs valeurs de fertilité- fécondité et leur double expression guerrière et tutélaire du clan, Valkyries qui rassemblent des traits des Nornes et des Dises en accentuant la notion de mort, Vanes enfin, divinités curieusement bisexuées ou gémellaires.

Après avoir étudié toutes ces manifestations de la Grande Déesse du Nord, l’ouvrage en propose trois figures fondamentales : Freyja, qui assume la double valeur amour-magie, Frigg, qui est l’épouse et mère en même temps que la maîtresse du destin et Skadi qui symbolise la libido, la violence cosmique et la mort dévoreuse de vie car la Déesse Mère est en effet aussi bien Déesse de Mort que de Vie.

L’auteur : Régis Boyer, agrégé de lettres et docteur d’État, est professeur de langues, littératures et civilisation scandinaves à l’Université de Paris- Sorbonne (Paris IV) et Directeur de l’Institut d’Études scandinaves de la même Université. Il a publié une vingtaine d’ouvrages relatifs à ces disciplines ainsi qu’une soixantaine de traductions du danois, de l’islandais, du norvégien et du suédois.

Par ailleurs, le sommaire de l’ouvrage est disponible en ligne sur la fiche qui lui est consacrée sur Bibliothèque Païenne.

Il ne me reste plus qu’à le lire…

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