Le Voyageur contemplant une mer de nuages - Caspar David Friedrich

Le Voyageur contemplant une mer de nuages - Caspar David Friedrich

Quand tout s’écroule et que l’on est sur le bord d’on ne sait quoi, l’épreuve pour chacun d’entre nous est de demeurer au bord de ce précipice sans s’efforcer de concrétiser la situation.
Pema ChödrönConseils d’une amie pour des temps difficiles

Je suis au bord du précipice. Debout, bien droite. Et j’aurais presque envie de sauter directement tout au fond parce que je sais bien que même avec tout l’élan du monde je n’arriverais pas de l’autre côté, que je vais m’écraser au fond, sur les pierres vives que je devine malgré le brouillard. Je suis au bord du précipice.
Est-ce une raison pour me précipiter ?
Je n’arrive pas à me résoudre à sauter, encore moins à avancer.
Si ça se trouve, un simple pas en avant, en confiance, révèlerait le chemin jusque là caché. Question de confiance, de foi. Je ne suis pas prête pour le moment.
Alors, je reste là, debout, bien droite, tout au bord.
Et j’attends.

3 réflexions au sujet de « Quand tout s’écroule… »

  1. Peut-être qu’une main tendue depuis l’autre côté sera salvatrice. Mais souvent il faut faire le route seul pour traverser ses propres ténèbres. Certains marchent sur l’eau dit-on, mais on peut aussi marcher dans la brume sans se perdre… On perd peut-être du temps, mais c’est comme dans un labyrinthe pour mieux nous retrouver.

  2. Je crois que je suis en apnée, de peur qu’une seule brise de mon souffle te fasse basculer d’un côté ou de l’autre. Sache juste que par la pensée, je suis là. TRÈS connectée. Aussi neutre que possible aussi.

    You know, there are people down here who love you….

    • Une main, des pensées… merci Valiel et Natacha. Je suis toujours en suspens, il faut que le tourbillon de la rentrée se calme, que je prenne le temps de… respirer, tout simplement.

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