Coupable. Culpabilité.
Je sais bien que les choses sont plus complexes, que l’héritage reçu par notre société actuelle n’est pas QUE judéo-chrétien et je sais bien aussi que je ne suis pas que le fruit de cette société.
N’empêche, j’en ai marre de cette culpabilité au moindre truc qui ne va pas, qui va de travers, qui… marre de voir à quel point j’endosse aussi facilement la cape de la coupable, de la responsable. J’avais déjà travaillé sur cette culpabilité en lien avec le projet qui fut le mien pendant quelques années de me convertir au judaïsme. La juive, la coupable, celle qui est reponsable de tous les maux, indépendamment de la réalité. Toutes ces étiquettes aussi, portées pendant si longtemps et sans lien avec qui j’étais, qui je suis. My own private équivalent aux stéréotypes concernant les juifs qui se baladent depuis des siècles.
Je me suis longtemps demandé quel bourreau j’avais bien pu être dans une existence précédente pour que je sois coupable à ce point dans celle-ci. J’expie quoi dans cette vie ?
Ces derniers jours encore, particulièrement lundi, je n’ai pu m’empêcher de penser « punie par où elle a péché ». Je ne crois même pas au péché. Je ne crois pas non plus sérieusement être punie. Mais je sens bien que dans tout ce qui s’exprime en ce moment, il y a une large part de culpabilité parfois à peine réprimée.
Est-ce qu’on peut seulement « guérir » de se sentir coupable d’être soi ? Je vais mettre à profit les prochains jours pour terminer les livres de Pema Chödrön reçus lundi, pour méditer comme à la pleine lune dernière (tiens, l’approche de la pleine lune y serait-elle pour quelque chose ?). Il y a un truc que je ne peux pas lâcher, auquel je m’accroche, je le sens presque physiquement. J’ai envie de trouver ce que c’est, de faire la paix et de le laisser partir. Letting go. Letting go of guilt.

6 réflexions au sujet de « Faites entrer l’accusée »

  1. Je suis sûre qu’il y a une autre voie que la culpabilité pour expliquer la façon dont ton corps s’exprime… j’espère que tu en trouveras le chemin, avec de l’aide sûrement, et après avoir fait le nettoyage de ces pensées-là (probablement quand tu en auras fait le tour et que tu verras qu’elles ne sont qu’enfermantes).
    Ton parallèle avec le judaïsme est cependant extrêmement puissant…

    Je t’embrasse.

    • Je pense qu’il y a une grande part de culpabilité réprimée qui s’exprime ainsi (mais il est vrai que tu ne connais pas les derniers développements depuis lundi où je suis re-passée aux Urgences et où un diagnostique complémentaire a été posé, histoire d’enfoncer le clou…). Mais je sais aussi qu’il n’y a pas QUE cette culpabilité. Mais enfin je la sens là et j’en ai marre de la voir 🙂 !!
      Des BizzzZZzzzes aussi, et merci pour le soutien et pour les feurs de Bach 🙂 !!

  2. Ca résonne bien chez moi (fait raisonner itou) ce que tu écris.
    Je pourrais quasi écrire la même chose en remplaçant « culpabilité » par « abnégation sacrificielle ».
    Arg !

    Cela dit, je suis entièrement de l’avis de Natacha, et il doit y avoir une autre voie. Deprogrammation/reprogrammation en vue… ?

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