… Désolée, oops, pas pu m’en empêcher :).
Je me suis levée à 6 heures ce matin, comme d’habitude (sauf le samedi) pour aller courir. C’était dur cette fois, mes jambes étaient lourdes, j’avais du mal à être là et à apprécier de courir. J’ai même failli arrêter et puis j’ai fait comme mardi quand je n’en pouvais plus des répétitions de burpees : je me suis forcée à ne pas lâcher le morceau. Je POUVAIS le faire, ce n’est pas comme si je visais quelque chose de trop difficile, je pouvais le faire. Alors je l’ai fait. Je suis heureuse de voir que je retrouve ce ressort qui me permet de dépasser la difficulté; ces derniers temps, j’avais tendance à ne pas me forcer, à laisser couler : « trop dur ? Ok, repose-toi ». Attention, je pense que ça a du bon parfois de s’écouter et je pense aussi que si je ne me forçais pas c’est que je ne le pouvais pas, que j’avais besoin de ce repos, de me cocooner. Il n’en reste pas moins que je suis contente d’être à nouveau dans une énergie de dépassement en quelque sorte. J’ai donc continué à courir jusqu’à avoir atteint mon objectif. Plusieurs fois j’ai failli laisser tomber, mais j’ai tenu bon et finalement les endorphines ont fait acte de présence et j’ai trouvé ça bon de courir (surtout une fois que j’ai eu arrêté à vrai dire !). Ensuite, j’ai marché.
Comme souvent quand je cours ou que je marche, je mets à plat des situations difficiles pour moi : je répète telle conversation délicate à avoir, j’imagine certaines choses difficiles pour essayer à froid d’adopter un autre angle de vue. Là, ce matin, j’ai pensé à quelque chose qui m’a mise en colère. Et je me suis entendue dire à mon interlocuteur « Par les chiens d’Hécate ! ». C’est une expression que j’emploie très rarement à l’oral, et à chaque fois que je l’ai fait, oh boy, j’étais *vraiment* très en colère. Je me suis alors sentie grandir physiquement, en même temps que mes racines plongeaient dans le sol, puisant dans quelque chose de plus grand et plus fort. Comme si j’enflais, comme si ma colère se manifestait physiquement. J’ai pensé à Sharra (on a les références culturelles qu’on peut…), ses chaines, les forges. J’avais en tête une peinture de Siudmak, dont je ne suis d’ailleurs même pas sûre qu’elle illustrait précisément ce volume de la Romance de ténébreuse. Tout ça est reparti presque aussi vite que c’est venu, mais waow quelle impression de puissance, de pouvoir. Et pour la première fois, je me suis sentie potentiellement destructrice, dangereuse. Expérience perturbante, mais néanmoins intéressante. Que j’ai essayé d’appréhender pleinement pendant tout le reste de ma marche.

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