Or are they ?
Le choix de certains mots d’aujourd’hui n’était pas fortuit.
En suspens, enveloppée, coupée par exemple.
Séparément et dans un tout autre contexte ils avaient presque l’air innocents.
Sauf qu’ils vont ensemble, qu’ils forment un tout et qu’ils sont lourds de sens.
Et que le ventre est au coeur de l’affaire… le cordon, le lien. Le truc après lequel indéfiniment je cours, je cours sans arriver à l’attraper vraiment.
Quand je vois que trente-cinq ans après, je souffre encore des conditions de ma naissance, quand je vois les ramifications dans toute ma vie de ces 24 premières heures, à quel point cela a affecté toute ma construction, si profondément que même une fois posés (et ça a pris du temps pour savoir qu’il fallait les poser, pour arriver à les poser… hop, 25 ans perdus) les mots seuls et la connaissance intellectuelle des faits ne suffit pas à réparer,  à remplir, à connecter, à être pleinement avec et pas seulement à côté… je me dis que bordel, ça vaut la peine de se battre pour des conditions de naissance autres.
Certes, la naissance ne fait pas tout, il y a le reste qui compte aussi, le reste qui peut réparer (ou pas). Mais pour réparer, encore faut-il savoir que c’est cassé… et dans le doute, vaut p’têt mieux commencer par y aller en douceur, par ne pas casser si c’est évitable, justement.

Quoi qu’il en soit, ce soir j’ai dans la bouche comme un goût amer d’immense gâchis et de temps perdu 🙁

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