Je le sais, mais ça ne change pas grand chose : quand ça ne va pas, quand JE ne vais pas très bien, la nourriture me sert de béquille. De préférence le sucré, le gras. Je soupçonne que le fait que, bébé, mes tétines étaient trempées dans le sucre n’a en rien arrangé cette association sucré-réconfort. Et que ma problématique est finalement depuis toujours centrée sur le ventre, siège du nombril, vestige du lien originel… tout se recoupe, tout fait sens et ça fait un paquet d’années que je cherche à « faire du lien », par tous les moyens (vivement lundi prochain…).
Je dois quand même reconnaître que j’ai avancé sur ma route et mes plongées chocolatées n’atteignent plus les profondeurs abyssales auxquelles elles m’emmenaient avant : à un moment donné, je suis capable de m’arrêter, d’entendre et d’écouter les signaux envoyés par mon corps.

sucrepoison
Si à mon moral on ajoute le fait que j’ai vraiment du mal à manger cru quand il neige dehors, qu’il fait froid et que la variété des produits de saison est moindre, on arrive à une alimentation anarchico-déséquilibrée depuis fin novembre. Et au retour de mes crises d’asthme que je sens de plus en plus comme la simple expression de l’étouffement de mon corps et non des manifestations d’allergie.
Depuis 16 jours maintenant, j’ai supprimé le gluten (avec succès) et le sucre* (plus difficile, mais vu mon addiction je trouve que je me débrouille plutôt bien) de mon alimentation. L’idée était – et est toujours – de me sentir bien dans mon corps, de faire enfin quelque chose pour mon addiction au sucre, identifiée il y a déjà plusieurs années, de me détoxifier (synchronicité, les Raw Divas viennent tout juste de lancer le 90 Day Deep Tissue Detox) « vraiment » puisque je n’allaite maintenant plus (jusque là, le fait d’évacuer mes toxines dans le lait bu par ma demoiselle me freinait, même si mon lait ne représentait plus qu’une petite partie de ses apports alimentaires). Je ne me sentais pas capable de reprendre une alimentation crue de qualité (j’ai déjà dit ce que je pensais de manger des fruits et légumes bourrés de pesticides), à la fois logistiquement, émotionnellement… pour une période de transition, le « régime » du Dr. Dukan m’a semblé être celui qui me conviendrait le mieux : pas de limitation de quantités, fort apport de protéines (ce qui va dans le même sens que ce que dit Kathleen DesMaisons à propos de l’addiction au sucre) à la fois pour amorcer une perte de poids encourageante et aussi pour diminuer voire éliminer les envies « physiques » de sucre, pas de gluten. Je lui reproche un certain nombre de choses, notamment la recommandation de l’usage de l’aspartame et la forte place faite aux fromages blancs et autres produits laitiers (surtout à 0% !!); bon, je dois nuancer mon propos là : il me serait possible de ne pas consommer de produits laitiers du tout, mais cela signifierait augmenter les rations de viande ce qui me pose aussi un problème, non seulement financier mais aussi éthique. Disons que dans une optique de « déconnection-reconnection dans le « bon » sens » et pour un usage à court terme, c’est cette solution qui m’a semblée être la meilleure pour moi. J’ai même constaté avec surprise que j’avais plus de tonus les cinq premières journées (courte période d’attaque, avec uniquement des protéines) que lorsque je mangeais cru, ce qui m’a refait penser au régime des groupes sanguins.
Je reste sensible au sucré et j’ai eu l’occasion de confirmer qu’il m’est plus facile de ne pas manger du tout de chocolat (ou autre) que de me limiter dans les quantités; je ne compte pas me priver à vie de perl’amandes (autant me pendre tout de suite :p) !) ou autres bonnes choses, juste faire une pause, le temps de nettoyer des années de négligence, d’abus, de maltraitance pour pouvoir repartir sur des bases saines, avec des aliments sains. Je me sens mieux au bout de ces 16 jours, même en dormant mal et peu (rien à voir avec ce que je mange), plus… « fluide » est le seul mot qui me vienne !
Outre que je suis physiquement plus légère, j’apprécie de me sentir une posture plus dynamique : je me tiens plus droite, je sens mes muscles… je suis là et bien là, vivante.

* Comprendre l’ensemble des sucre « transformés » de mon alimentation (nourriture industrielle, sucre blanc raffiné…), mais pas les sucres naturels des légumes, fruits et céréales complètes.
Et oui, les mots « addiction » et « dépendance » ne sont pas trop forts, au moins en ce qui me concerne.

2 réflexions au sujet de « Sucre, gluten, PLV »

  1. Heu…. qu’est-ce qui me vient…. SYNCHRONICITE !!!!!!!! Tout simplement ! Même état de réflexion même si pas même état d’avancement de l’art…. Je suis retombée sur les mêmes références, les mêmes reculs….

    Merci de m’en donner le courage en en parlant !!!

  2. Pas de hasard… je te souhaite que les choses se débloquent autant que pour moi en ce moment…
    Pas sûre d’être dans un état avancé de l’art, mais j’avance et c’est BON !

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