Juste avant de me faire tatouer, quand j’ai reçu la proposition de motif de mon tatoueur, j’ai eu l’envie de faire une simulation pré-tatouage en mixant une photo de moi de dos et le motif, j’en ai d’ailleurs parlé dans le billet intitulé ça se précise. J’ai demandé à mon fils aîné de me prendre en photo et je ne suis finalement pas allée au bout pour la bonne raison que j’ai vraiment été choquée en voyant ma photo; en fait, je ne me suis pas reconnue. Il est vrai que j’ai peu l’occasion de me voir de dos, mais quand même :(.
Je n’ai jamais vraiment prêté attention à mon corps, à mon poids non plus sinon pour reconnaître qu’au fil des ans et des grossesses quelques kilos sont venus se loger ici ou là et y sont restés. Là, le choc de me voir… bouffie. C’est le premier mot qui m’est venu (et il est revenu souvent, y compris en voyant les photos du jour du tatouage :(…). Ce n’est pas simplement mon aspect extérieur qui m’a choquée, mais plus le décalage entre ma perception de moi et la réalité, et aussi cette illumination soudaine que si je me sens si bien « dedans » depuis plusieurs mois, je ne pourrais vraiment me sentir bien que si je le suis aussi « dehors ». Tant que je serai indifférente (au mieux) ou fâchée avec mon corps, je ne pourrai pas avancer plus loin. Ma relecture (dans l’ordre cette fois) de The Body Sacred entamée hier m’a confirmée dans cette envie d’être dehors comme je me sens à l’intérieur et dans la nécessité de m’assurer des bases solides en soignant non seulement mon rapport à mon corps mais aussi et surtout mon corps lui-même pour pouvoir aller plus loin dans le mental, le spirituel. Et puis, ce n’est sans doute pas un hasard si dans mes conversations récentes avec une amie chère, il a aussi été question de Goddess Inside qui transparaît (ah, oui, quand même un peu !) outside.
Je n’arrive pas à me souvenir comment j’en suis venue à explorer la piste « belly dancing », probablement de clic en clic, mais ce que j’ai lu sur le site d’Amira a résonné très fortement : Through bellydance, women can see themselves from the inside out and not the other way around, thus more easily appreciate their bodies and feel beautiful.
Indépendamment de la mode ou des canons de beauté actuels, j’ai objectivement du poids à perdre pour me sentir bien, dans mon corps : je vis mon corps comme à la fois « flasque » et « coincée » plus que « grosse » en fait et ça ne reflète pas du tout la façon dont je me sens intérieurement. D’où la décision qui mûrit depuis un moment de faire quelque chose qui me permette d’atteindre l’harmonie entre « comment je suis » et « comment je me sens ». Les 5 Tibétains – que j’ai repris depuis environ 2 mois – ont à cet égard bien déblayé le terrain, mais ce qui m’attire dans la danse du ventre c’est justement le côté « ventre » et le côté « femme » que ne m’apportent pas les 5 Tib’. Sur youtube, j’ai trouvé l’Introduction to Belly Dance (cliquer sur « plus d’infos » pour avoir le lien vers les vidéos suivantes et ainsi de suite pour chaque vidéo), une vidéo de Dolphina de la série Goddess Workout (le nom me plaît bien aussi, j’aime moins tout le merchandising à côté et, mes vieux fantômes « objétisation du corps féminin » étant prompts à rappliquer, l’orientation burlesque / strip-tease de certains DVDs ou bonus), ainsi que beaucoup d’autres vidéos, notamment celles de Veena et Neena. J’ai aussi trouvé cette vidéo de Michelle Joyce qui combine belly dancing et poï, lequels m’interpellent depuis septembre. Erika a aussi mis en ligne quelques vidéos. Bref, les ressources abondent.
Pourtant, ce n’est pas avec ces vidéos que j’ai bougé aujourd’hui puisque j’ai suivi un classique cours de fitness d’une cinquantaine de minutes; je suis surprise de me sentir aussi bien ce soir, ni fatiguée ni me plaignant de courbatures, juste…. lavée (et après avoir passé tout le mois de décembre à manger n’importe comment, cette sensation est bien agréable).
Je ressens vraiment une différence entre cet élan pour m’occuper de mon corps qui vient de l’intérieur, une motivation profonde, un vrai changement dans mon rapport à mon enveloppe physique et mon projet d’octobre 2007 (ceci dit, de cette époque, j’ai tout de même réussi à garder, certes par intermittance, les 5 Tib’), ou d’autres pour lesquels je n’ai jamais été que velléitaire parce que finalement je ne faisais qu’obéir, lâcher prise face à la pression des messages reçus (affiches de pub, magazines…); si je suis peu sensible à ce genre de choses, et encore moins quand il s’agit de physique, cela ne signifie pas que je n’y sois pas du tout sensible : j’ai pu avoir des envies de perte de poids, d’exercice physique, mais qui n’ont jamais tenu parce que venant de l’extérieur plus que de l’intérieur. Bref, là, je sens profondément la différence : ce n’est pas un mouvement de soumission de mon corps, c’est une célébration au contraire ! Je n’ai pas envie d’un « super corps » mais juste d’arriver à me sentir bien, pleinement moi dans celui que j’ai (et je n’ai rien d’une Déesse quand j’arrive péniblement au quatrième étage sans ascenseur, le souffle court et le coeur emballé…).

3 réflexions au sujet de « Goddess Inside, Goddess Outside »

  1. Je ne connaissais pas le poï, c’est très beau 😉
    j’ai eu la chance de faire de la danse orientale quelques mois, juste avant ma première grossesse … et ça m’a fait énormément de bien.
    Là je voulais reprendre en septembre, un petit pépin en a décidé autrement 😉
    En tout cas moi aussi je souhaite me sentir bien dans mon corps, c’est le cas actuellement car je suis enceinte (car moi quand je suis enceinte, je ne grossis pas, au contraire, et du coup je me trouve belle 😀 )
    mais c’est aussi pour ça que je regarde le régime des groupes sanguins (bah oui, pour l’instant je ne réussis pas trop à le suivre complètement, pas facile de supprimer le blé quand on en mangeait quasiment à tous les repas, je m’adapte petit à petit !)

    • C’est drôlement beau, oui, la manipulation des poïs / bolas. Et ça me ferait travailler la coordination, dont je manque complètement (les cours de step sont assez drôles de ce point de vue d’ailleurs, soit je suis avec les jambes mais pas les bras, soit c’est le contraire).
      Ceci dit, la danse orientale aussi va être un challenge côté coordination…
      Il est prévu pour quand déjà ce petit pépin qui pousse 🙂 ?
      Je viens de passer une semaine à manger pas mal de viande, je suis étonnée de la patate que ça me donne, nettement plus que le cru… je vais continuer à ivestiguer la chose, mais l’avantage d’une ration plus élevée de protéines c’est que ça me coupe mes envies de sucré, ce qui est très bien.

  2. Le petit pépin est prévu pour fin mars – début avril.

    Moi aussi je me trouve plus en forme en suivant même partiellement le régime O, mais c’est peut-être simplement dû au fait que je mange beaucoup plus de fruits et légumes ?
    à suivre !

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