En écrivant vendredi que je me sentais bénie, je n’avais pas idée à quel point j’allais l’être et je ne mesurais pas non plus tout ce qui se tramait dans mon dos :)….
Hier était donc le jour choisi pour la réalisation de mon tatouage.
Je suis sortie du travail plus tôt (ce qui me vaut de finir plus tard en ce jour de solstice, mais hey, je suis une Déesse Tatouée maintenant alors….), j’ai fait LA course qu’il me restait à faire en vue du tatouage et je suis allée retrouver celles qui devaient m’accompagner physiquement pendant le tatouage. Là, enfin, ma nouvelle couleur de cheveux (ok, juste des reflets) est remarquée (‘reusement qu’il y a les copines sur qui compter, hein….). Avant d’aller au Derm Tattoo Hospital, une pause rafraichissement, goûter, centrage était prévue chez N.
Tout était prêt en haut pour moi, des bougies dans la salle de bains, des pétales de rose sur le rebord et dans la baignoire et de la musique qui m’a immédiatement fait penser à Taàri (mais pas de hasard là….). Sur le rebord du lavabo, une huile spéciale accouchement, avec laquelle je me suis frottée les poignets après une longue douche. Je me suis habillée : dos nu noir et ma jupe thaï verte – absolument pas symétrique mais qu’importe, c’est moi qui l’ai faite ! -, j’ai mis les bijoux que j’avais préparés, ai accroché les rubans à ma barette et ai relevé mes cheveux avant de redescendre goûter avec N. et M.. D’autres surprises m’attendaient : deux cadres / tableaux préparés avec beaucoup d’amour, de pensées, de symboles, de photo et mots si doux pour marquer ce passage. Une bourse jaune, un ange, un galet, une triple bougie verte, de la musique…. Un morceau de brioche et une tasse d’infusion plus loin, j’étais prête à accoucher me rendre au salon de tatouage. Dans la voiture, pas de hasard, Scarbourough Fair comme un clin d’oeil à Elle.

Arrivée au salon de tatouage. Je signe la décharge. Le lecteur de CD a été péparé pour que je puisse mettre la musique de mon coix, mais il ne lit pas les MP3s… tant pis (et avec le recul, ça ne m’a pas manqué). Et c’est parti : je reste debout tandis que le tatoueur me rase (ben oui, j’ai du duvet sur le dos) puis reporte le motif sur mon dos et je m’allonge… Petit essai pour me familiariser avec la sensation, et les choses sérieuses commencent. Ce n’est pas douloureux. Inconfortable, mais décidément pas douloureux. La sensibilité est différente selon les endroits tatoués, clairement, ça résonne, vibre plus sur la colonne est c’est là que c’est le plus inconfortable. Rien d’insoutenable, juste une sensation de gène, parfois de brûlure et c’est tout. Je suis pleinement là, je découvre les réactions de mon corps selon les endroits travaillés, avec toujours la main de M.-Magic-Touch dans mes cheveux. Ce qui me gène le plus : le bruit, qui me fait penser à mes visites chez le dentiste. Le bruit est plus impressionnant que ce qu’il se passe sur ma peau. Le contour est fait très vite, je suis surprise quand on m’annonce qu’il est terminé.  M. Au-dessus de moi me dit qu’il est beau. Je me sens frustrée à l’idée d’être la dernière à le voir, mais je refuse pourtant de regarder les photos intermédiaires qui sont faites. Et puis la mise en couleurs commence. Là, je ne suis pas toujours présente, je pars parfois : des images, des sons qui me viennent, mais je me sens bien, vraiment en paix. J’ai respiré à un moment comme j’aurais pu le faire en accouchant et quand je m’en suis rendue compte, quelques larmes ont coulé, un dernier aurevoir à Aëlig qui aurait pu naître ce jour-là.

La séance a été au final plus rapide que prévue, malgré une pause assez longue. J’étais très calme et détendue tout le long; à la fin le tatoueur m’a même dit que ça avait été un vrai plaisir de me tatouer, que mon calme et ma sérénité avaient rendu les choses vraiment très agréables pour lui et qu’il avait apprécié de pouvoir être pleinement à ce qu’il faisait sans avoir à se soucier d’anticiper ou non des crispations, des mouvements, des manifestations de douleur.
Il a pris mon tatouage en photo à la fin, puis a effectué les soins.
J’ai sorti de mon sac l’enveloppe sur laquelle j’avais reporté le motif de mon tatouage et dans laquelle j’avais préparé la somme nécessaire au paiement de mon tatouage.
Et je suis sortie. Différente, mais toujours moi.
Et surtout, surtout, fabuleusement forte de cette expérience.
On dit souvent que les choses ne sont jamais comme on s’y attend; c’est vrai. Parfois elles sont mille fois mieux. Alors merci dans le désordre le plus complet à M., N., F., K., C. (et S.) d’avoir contribué ainsi à ce jour unique et de l’avoir rendu « encore plus » que tout ce que je pouvais en attendre.

YOU ROCK GODDESSES AND I LOVE YOU !!!!

Opération tatouage
Tatouage, ze end

On m’avait dit du motif en le voyant que c’était « vraiment moi », il paraît que ce tatouage est « à sa place »… je suis on ne peut plus d’accord 🙂

7 réflexions au sujet de « Love is all (around) »

  1. WAAAAAAAAAAAAAOUH mais tu es sublime, vraiment… comme dit Taàri « ya pas que le soleil qui rayonne » 😉

    Tu as des ami(e)s formidables.

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