Au hasard de mes rangements nocturnes dans le bureau, j’ai remis la main sur Wicca, a guide for the Solitary Practitioner de Scott Cunningham. Je me suis éloignée petit à petit de la wicca, mais je trouve tout de même les 13 buts de la sorcière wiccane intéressants : know yourself, know your Craft (Wicca), learn, apply knowledge with wisdom, achieve balance, keep your words in good order, keep your thoughts in good order, celebrate life, atune with the cycles of the Earth, breathe and eat correctly, exercise the body, meditate, honor the Goddess and God.
Je ne sais pas s’il se réfère à des sources anciennes ou si c’est lui qui a établi cette liste de 13 buts.

1. Se connaître : avant d’agir pour changer le monde, il convient de se connaître soi-même.  Connais toi toi-même et tu connaitras l’Univers et les Dieux…  inscription figurant au fronton du temple de la Pythie de Delphes et reprise par Socrate. Savoir qui on est, ce qu’on aime, ses forces, ses faiblesses…. Je crois que ce premier but qui paraît pourtant simple est l’un des plus difficile pour moi tellement j’ai intégré de choses, de comportements qui ne sont pas moi sans forcément m’en rendre compte. Cette découverte est pour moi un processus permanent et s’apparente à de l’épluchage d’oignon : pelure après pelure j’enlève ce qui n’est pas moi….

2. Connaître son art (la Wicca) : lire, lire, pratiquer encore et toujours et savoir pourquoi et comment on fait les choses. Avoir un regard critique.

3. Apprendre : on n’arrête jamais d’apprendre, il y a toujours plus à savoir, à comprendre, sur soi, son art, sur le monde autour de nous. C’est un processus qui ne s’arrête jamais. En ce qui me concerne, je suis souvent paralysée parce que je focalise essentiellement sur tout ce que je ne sais pas encore.

4. Appliquer son savoir avec sagesse : ah ah, savoir et sagesse en voilà deux qui ne sont pas synonymes et qui ne marchent pas toujours main dans la main.  Si le savoir peut être transmis de personne à personne, par les livres ou autre, la sagesse, savoir quoi faire de ce savoir, elle, c’est une autre affaire. Il me semble d’ailleurs que sans le travail de connaissance de soi, d’apprentissage il soit difficile sinon impossible d’y accéder. Et sans sagesse, comment utiliser le pouvoir qu’est le savoir ? Oui, on peut évidemment, mais avec quels résultats / conséquences ?! De façon assez amusante, il y a peu de temps une personne que je connais et que je n’avais pas vue depuis plusieurs mois m’a dit que j’avais l’air plus…. sage. Cela m’amuse, parce que je suis loin de me considérer comme sage, par contre, je pense qu’elle a mis le doigt sur le fait que j’ai récemment éliminé un bon paquet de pelures d’oignon et je suis contente si ça se voit, si on me voit, moi dans ce que je suis de plus authentique.

5. Atteindre l’équilibre : arf, là, je rigole. En seconde position de ce qui m’est difficile  à atteindre : l’équilibre, l’harmonie. Une quête sans fin. Il n’y a qu’à voir le sous-titre de ce blog :). Equilibrer les différents aspects de ma vie, émotionnels, spirituels, physiques. Equilibrer la satisfaction et le respect de mes besoins et de ceux de mes proches. Equilibrer l’impact de ma vie sur notre planète.

6. Contrôler ses paroles : j’oscille entre deux extrêmes, accorder ou pas du pouvoir aux mots. Tout dépend du domaine je crois. Autant ils peuvent me sembler vains, vides, guerriers de l’inutile quand je suis en thérapie (et quand je vois ce qu’une approche corporelle peut dénouer en 15 minutes là où 14 années de mots n’ont rien changé…), autant je sais qu’en magie, un mot qui cristallise une intention peut faire beaucoup. D’où l’importance de bien le choisir, d’être spécifique dans sa ou ses demandes. Bref, attention à ce que l’on demande, car on pourrait l’obtenir…

7. Contrôler ses pensées : Je reviens là à l’intention dont je parlais à propos des mots. L’intention peut faire beaucoup, dans un sens comme dans l’autre. Si on ne croit pas en ce qu’on fait,  il y a peu de chance d’arriver à un résultat positif. Et je crois aussi que la façon dont nous percevons l’Univers modèle ce qui se passe. La vie comme une pizza et pas comme une boîte de chocolats : on peut choisir sa garniture, et si l’on a confiance en l’abondance, dans le fait que l’Univers pourvoira il y a toutes les chances que l’on puisse manifester ce dont on a précisément besoin.

8. Célébrer la vie : la vie est une fête, à nous d’en savourer chaque bouchée au goût et à la texture différents.

9. S’harmoniser aux cycles de la Terre : le soleil, la lune, la nature, la vie, tout est cycle et nous n’y échappons pas. Etre en harmonie avec ces cycles c’est aussi être en harmonie avec soi-même.

10. Respirer et manger sainement : hmmm, joker ! Un de mes points faibles, mon rapport à mon corps et à ce que je lui apporte (ou pas), au soin (ou pas) que je prends de lui. J’y travaille, mais la route est longue…

11. Exercer le corps : même chose qu’au-dessus, mon corps est mon temple oui, intellectuellement pas de souci, dans la pratique c’est autre chose. Même si je dois dire que je suis assez fière d’arriver depuis maintenant trois semaines à m’astreindre à la pratique des 5 Tibétains le matin et de voir qu’ils me manquent et que c’est ce manque qui me conduit désormais à les faire et non plus ma raison.

12. Méditer : paix de l’esprit, apaisement des tensions, un outil incroyable pour se ressourcer et bien d’autres choses encore. Auquel j’ai encore trop peu recours.

13. Honorer la Déesse et le Dieu : ne pas confondre honorer à « adorer ». Il y a une notion de respect dans honorer, quelque chose de l’ordre de l’élan intime, puissant, pur. Honorer la Déesse et le Dieu, ou honorer le divin pour les non-wiccans, c’est aussi s’honorer soi-même : le divin est en chacun de nous et chacun de nosu est divin.

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