… j’ai déjà eu l’occasion ailleurs de m’étonner de ce que de casserole absolue je puisse sans avoir rien fait de particulier arriver à l’occasion à chanter moins faux. Je crois que ça a commencé après la naissance de mon aîné, et depuis j’ai l’impression que je me bonifie (ceci dit, il n’y avait pas la place pour que ça empire, croyez moi !).
J’ai même expérimenté il y a très peu de temps une grande première : chanter « juste » une chanson dans son intégralité. Outre la chanson elle-même (Exactly, Amy Steinberg), c’était une expérience assez puissante de me sentir vibrer, résonner en phase. De façon tout à fait inattendue, j’ai remis ça hier, juste une fois faut pas pousser non plus, comme un instant suspendu, hors du temps et presque magique, avec une chanson différente que, cette fois, je ne connaissais pas aussi bien (Tears Dry On Their Own, Amy Winehouse).
(Vous croyez que je me spécialise dans les Amy 🙂 ?)
Je ne peux m’empêcher de penser que voix et voie sont liées, je crois que ma voix au moins est intimement liée à mon ancrage, à mon positionnement dans le monde / la vie…. je n’ai pas (encore) pris de cours de chant, mais je chante mieux, je résonne mieux…
Il y a deux ans (presque jour pour jour…), j’avais emprunté un livre intéressant à la bibliothèque que j’avais juste après – et sans hasard – trouvé à Emmaüs : Trouver sa voix : petit guide pratique de travail vocal, de Louis-Jacquse Rondeleux. J’avais le projet de le mettre en application, et aussi de travailler avec l’aide des CDs d’exercices de vocalises donnés par une amie. Je ne peux m’empêcher de penser que le moment est vraiment venu pour moi de me lancer enfin, d’autant que je ne peux pas ne pas supposer un lien avec le récent « cesser de raisonner pour enfin résonner » : je sens qu’il y a quelque chose pour moi à aller démêler dans cette histoire de souffle, de ki.
Je suis tombée (ouille) hier matin sur cette citation extraite de l’ouvrage Mettez du Ki dans votre voix de Philippe-Nicolas Mélot : Lorsque je me suis mis réellement à aimer ma voix avec un « x », j’ai commencé comme par magie à trouver ma voie avec un « e ». Ca m’a amusée de voir que pour moi, la relation est inversée ou quasi : j’ai vraiment l’impression qu’en trouvant ma voie, j’ai trouvé un moyen de me rapprocher de ma voix.

3 réflexions au sujet de « Trouver ma voix »

  1. Ah non mais vraiment !!! Tu cites exactement les ouvrages qu’on nous a conseillé au cours du stage du mammouth « Corps & Voix » (pas un de trop, pas un de moins !!!!)

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