Cela fait des années que je pense à me faire tatouer. Sans être fixée au juste sur quoi, sur où. Et en craignant le caractère quasi irréversible de la chose. Si je vais sauter le pas très bientôt c’est certainement parce que j’ai trouvé une dimension spirituelle profonde à cette envie qui fait que ce(s) tatouages ne seront pas juste une forme d’art utilisant mon corps comme toile, mais une façon de marquer un engagement, un cheminement… quelque chose d’aussi irréversible que le moyen de l’exprimer.

En surfant sur divers sites, blogs… à la recherche de modèles destinés à inspirer mon tatouage, je suis tombée sur cet article paru dans le San Francisco Chronicle il y a plus d’un an : Finding My Religion. Il s’agit d’une interview avec Vyvyn Lagonza, tatoueuse depuis plus de trente ans et qui parle de l’importance du tatouage dans la quête de connexion au divin. Beaucoup de choses dans ce qu’elle a dit ont résonné en moi. J’en garde quelques citations :

You’re putting your intentions into opening up particular spiritual doorways.

But with tattooing and other body modifications the pain is consensual and intentional. It’s pain with a purpose. => Celle-là je la garde, parce que la dimension douleur, consentie et intentionnelle n’est vraiment pas quelque chose qui me parle. Je ne sais pas quelles seront mes impressions après le tatouage, mais je sais que si on m’avait dit avant que le mot douleur ne serait pas un mot que j’utiliserais pour parler de la naissance sans péridurale de ma fille, je ne l’aurais pas cru. Pourtant c’est vrai. Peut-être parce que j’étais dans un état d’esprit particulier qui m’a permis de transcender la douleur au point de ne pas me rendre compte qu’elle était là… je ne sais pas. J’ai une intuition au fond de moi que « douleur », ne sera pas un mot associé au tatouage, mais je me trompe peut-être.

Whatever images we choose, our body art is a true expression of our mythological belief systems.

7 réflexions au sujet de « Tatouage : art corporel / expression spirituelle ? »

  1. A discuter plus tard parce que là, je tombe de sommeil, mais moi non plus je n’utiliserais pas le mot « douleur » pour parler de mon accouchement. Plutôt « puissance », « magie », « beauté », « boulversement », et surtout « Amour ». Par contre, dans la semaine qui a suivi… douleur était le mot qui me venait le plus ;), suivi de près par « épreuve ».
    Souffrance, par contre, ne m’a jamais traversé l’esprit.

    May this tatoo be as a magnificent and wonderful experience as giving birth can be.

    With love,
    SdK

  2. Quand je me suis fait tatouer, le mot « douleur » ne m’a absolument pas traversé l’esprit. J’y étais préparée pourtant (je voyais effectivement ça comme « pain with a purpose »), mais concentrée sur mes sensations et images intérieures, je n’ai pas ressenti de douleur physique.

    Merci pour cet extrait d’interview.

  3. J’ai trois tatouages actuellement (enfin… j’en compte deux, même si physiquement ils sont trois).
    Ils ont tous une dimension spirituelle pour moi, ils ne sont pas là au hasard.
    Et j’ai en tête un prochain tatouage, encore plus « important » (on en parlera si tu veux).
    « Douleur », n’est pas le mot non… (m’enfin mon premier tatoueur m’avait dit « les femmes ont moins mal lors d’un tatouage car elles ont l’habitude de souffrir physiquement: les règles chaque moi, l’épilation, l’accouchement… ce sont des choses que beaucoup d’hommes n’arrivent pas à endurer » 😉
    Je pense pas mal aux ethnies ailleurs dans le monde pour qui le tatouage est une sorte de passage, (et là, vu ce qu’ils utilisent, oui ça doit faire mal) un rite dans leur vie, et il a toujours une symbolique très forte.

  4. @ Nolwenn : mon tatoueur m’avait dit la même chose au sujet de la différence homme / femme face à la douleur.

    Mon frère s’est fait tatouer de façon traditionnelle en Nouvelle Calédonie et il confirme qu’il a dégusté mais qu’en même tant, il était tellement fier qu’on lui accorde ce privilège que la douleur était une chose lointaine, qui ne le touchait pas totalement.

  5. Merci pour vos retours de tatouées 🙂
    Me reste plus qu’à finaliser le dessin et à trouver un tatoueur (ou une tatoueuse)….

  6. Douleur exquise peut-être ?

    Je reviens seulement maintenant sur ton espace et je me dis de nouveau que ces connexions entre nos chemins étrangement paralèlles sont intéressantes et inspirantes 🙂

  7. J’en reparlerai dans un post à part, mais j’ai pris contact avec un tatoueur 🙂
    A priori la date est fixée et je suis très impatiente !!

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