14 ans que je ne m’étais pas livrée à cet exercice. 14 ans et des poussières de mois, de jours, que j’avais refusé de les laisser venir ainsi.
Rien n’a changé, d’une certaine façon je les laisse tomber, eux sont toujours là et j’aime toujours autant me sentir habitée.

Au bout des doigts, des lettres en justaucorps brillant
Dans la langue acérée du fouet, les phrases claquent
Des phrases qui épinglent, immobilisent
Jongler avec les lettres, brûler au lance-flamme des mots
Les ailes de l’aegiale
Décortiqués, écrasés, paralysés, étouffés, noyés sur la piste aux étoiles
Les papillons domptés
Eux partis, que reste-t-il ?

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