Voilà dix jours que je veux vous reparler de mon crudivoyage; que mon silence ne vous fasse pas croire que j’ai quitté la route, non… en revanche, j’ai décidé de prendre un chemin de traverse et de modifier la donne de ce voyage.
D’abord parce qu’il m’est (à moi toute seule personnellement) impossible de manger à 100% cru dans un environnement où je suis sollicitée par du cuit : un samedi en rentrant du travail, j’ai eu la surprise de voir que mon mari avait préparé des crêpes. Outre que j’aime les crêpes, il n’était pas envisageable pour moi de lui dire que je n’allais pas en manger et de me faire (moi, hein, pas lui…) une assiette de crudités à part. J’imagine que d’autres n’auraient  aucun problème à « manger à part », j’avoue que cela m’est difficile, surtout quand les plats proposés me plaisent particulièrement. Je peux ne pas prendre de quelque chose qui est proposé quand je trouve mon bonheur par ailleurs sur la table (ne pas manger de cuit s’il y a par ailleurs du cru), mais je ne peux pas manger complètement différemment. Ce qui n’engage que moi, je pense que d’autres y arrivent très bien… je n’en suis pas (encore ?) là.
J’ai commencé par me sentir nulle et minable de ne « pas tenir » avant de prendre le temps de réfléchir à ce qui était important pour moi. Je ne veux pas manger « sous pression », je veux manger et manger de bonnes choses, bonnes au goût et bonnes pour mon corps pour lui apporter ce dont il a besoin pour fonctionner; je veux prendre soin de moi en mangeant et pas transformer les repas en corvée, en source de stress : ce doit être un plaisir avant tout, je suis quand même en quête d’harmonie !!
J’ai donc décidé de ne pas abandonner mon voyage mais simplement de revoir la donne, de revenir à quelque chose de moins officiel, solennel et d’une certaine façon emprisonnant et de me laisser la possibilité de manger à 70-80-90 ou 100% en fonction de la situation. Mais de manger « en conscience », en étant heureuse de pouvoir apporter ces aliments à mon corps, en essayant *au maximum* de lui fournir des aliments de qualité.. *au maximum*, ce qui signifie que si je ne trouve pas de fruits et légumes bios, tant pis. Cette façon de faire me convient mieux; je mange certains jours cru à 100%, à 80% d’autres jours mais je ne suis du coup plus focalisée sur la part du cru dans mon alimentation mais sur mon plaisir à manger, à tester de nouvelles recettes ou à partager le même repas que ma famille.

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