Voilà que mon chemin m’emmène plus tôt que prévu à étudier les herbes. J’ai beaucoup appris au cours de cette dernière semaine, pas seulement sur toutes ces plantes mais sur moi-même aussi, sur le chemin que je prends désormais, les pages que je tourne et sur l’acceptation, la reconnaissance du bon choix. Le bon choix ? Oui, celui que je m’apprêtais à suivre, portée par le flot de la vie, sans réflexion, sans y avoir pensé, sans qu’il soit un choix. Maintenant c’en est un, que j’embrasse dans toute sa dimension, dans toutes ses conséquences et implications, dans tout ses renoncements aussi. Il y avait là un message pour moi, un message caché derrière un obstacle et aussi difficile qu’ait été et que soit toujours le franchissement de cet obstacle, je suis heureuse d’avoir pu entendre ce qui m’était destiné. L’Univers pourvoit, il a pourvu là encore : j’ai rencontré celles dont j’avais besoin, j’ai reçu l’aide, le soutien dont j’avais besoin, j’ai trouvé en ligne les ressources nécessaires à mon information, à une prise de décision éclairée. J’aurais pu dans l’absolu prendre une autre route, mais finalement, si je ne la prends pas, c’est bien qu’elle n’était pas pour moi, pas là et maintenant en tout cas. Sans regrets, sans remords, en conscience et avec acceptation.
Je me sens étonnament en paix. Parfois je me surprends à penser que j’ai inventé, imaginé les raisons qui font que je suis en paix de façon à justement pouvoir faire face à quelque chose qui sinon serait trop difficile. Quand je reprends pied, je ne crois plus à ces errances : je sais que ces images, c(s)es paroles ne sont ni le fruit de mon imagination, ni de mon cerveau rationnel pour m’aider à avancer, que c’est bien réel, mais simplement sur un autre plan.
Mes enfants ont des antennes, il savent sans savoir et m’accompagnent à leur façon : en étant malades (pour les deux plus jeunes) ! A mon équilibre instable, ils répondent par une perturbation de leur propre équilibre, un écho aux bouleversements qui se jouent en moi. Nous faisons le plein de câlins, de chaleur, de contacts et je célèbre leur présence, me nourris à leurs petits bras autour de mon cou, m’abreuve à leurs bisous tout doux du matin, du midi et du soir.
Je veux croire que les choses sont entre mes mains et que c’est par mes mains qu’elles arriveront à leur dénouement. Que le pouvoir (la force ?) est en moi et que ce qui doit être sera sans que nul autre que moi n’ait à intervenir.

4 réflexions au sujet de « Des herbes et des antennes »

  1. Que la force de l’Univers t’accompagne alors, tout en te laissant maître de des choix….

  2. Merci Natacha et Taàri. J’ai confiance, mais parfois, je doute… dans ces cas, des commentaires comme les vôtres m’aident à garder le cap.

  3. Etudier les herbes, les façons de les préparer, apprendre à soigner les autres, les petits bobos au départ et ensuite de mieux en mieux, c’est une source d’équilibre quotidienne pour moi, et je pense que cette découverte des simples va t’apporter beaucoup, il va bien avec le rôle de maman je trouve.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*
Site web

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.