Je butine sur la toile à la recherche d’informations sur le serpent. Je zappe les sites associant serpent et diable et ceux n’évoquant que le serpent-symbole phallique : ça ne me parle pas. Les Cahiers Jungiens de Psychanalyse ont consacré un numéro au serpent, portant le numéro 72, et je trouverai intéressant de le lire (« la morsure du serpent de la Grande Mère, annonciatrice de dépression »… résonne très fort en moi !).
Sur clé des songes je trouve qu’il est le symbole de la Terre-Mère, de l’Esprit de l’eau, qu’il apporte aux hommes la connaissance et donc la sagesse. Dieu créateur de plusieurs civilisations, le serpent est aussi un symbole d’immortalité et de renaissance (éternité et réincarnation). Ailleurs je lis que la Kundalinî, l’énergie vitale, est symbolisée par un serpent lové trois fois sur lui-même, sujet déjà évoqué dans les mails qui ont servi de point de départ à mon travail sur ce sujet.
De même, dans ces mails il avait été question des visions des chamanes d’Amazonie : le double serpent comme double échelle d’ADN (travaux de Jeremy Narby).
Le serpent est aussi bien symbole de vie que de mort et je crois que cette direction est à creuser pour moi. Ma phobie serait à relier à mon incapacité à comprendre, à admettre pleinement et pas juste intellectuellement, ce double aspect de vie et de mort, le processus qui de mue en mue nous mène de la naissance à la mort sans que pour autant tout se termine avec la mort (ou que tout commence avec la naissance d’ailleurs). Je retiens aussi la peur de la connaissance de soi liée à l’éveil de la kundalini (dites, c’est un hasard si j’ai mal au sacrum depuis un mois ?), un voyage prometteur mais inquiétant parce que susceptible de bousculer. Je crois que le serpent a pu cristalliser mon angoisse face à la mort – et en écrivant ces mots, « angoisse face à la mort », j’ai mal autour du nombril -, ainsi que des changements liés à l’exploration du Soi… ces pistes me semblent assez juste surtout compte tenu du contexte dans lequel cette phobie s’est développée.
Ce qui n’est probablement pas innocent, c’est de noter mon intérêt pour les dragons. Pourvu d’ailes (élément air) et crachant du feu, le serpent (eau et terre) m’est soudain non seulement supportable mais objet de fascination.
Ne me reste plus qu’à dérouler ces fils et à voir où ils me mènent et qui sait, peut-être qu’au cours du voyage ou au bout de celui-ci, je me trouverai sans phobie à dépasser, puisqu’on ne peut pas dépasser ce qui n’existe plus.

Des serpents… (liste non exhaustive bien entendu !)
Ouroboros
Jörmungand
Ananta
Léviathan
Quetzalcoatl

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